Jean Jaurès - La Convention

11ISTOIHE SOC! \LISTI<: moyrn, i11-11rr,•clionneb. c·e,l nnc adre~,e de; sans-culolles de )lelz, lue el commrnlè•' p:1rThirion, qui marque le mieu~ rc,allalion des esprits: • si <l\11lirm a!.:ilalrur,;, tris qne le, Brissot. Guadd. v,,rgnia,,d el con- •vrb, pcr,bl,'nl à enlrarèr h m ,rche ,1• vo, opération•, ai;,•= le ro11rngr dr lts déno11cer 111t tribunal drotutiümiaire; le pruplc sera vrngé de leur; perfidie,. S•ln ,·1lul, il rall·•ml ,Ir 1ous, 011 il .<e ,aurerrt l11i-111il111r. » Ces 1,ar,,les ,iolcnlcs ,oulèvenl un Ion~ tumulte. Thirion inlervienl el dll : • You~ ,oyez que le, citoyens de ~elz sont dans l'erreur, ils croienl que la )lontagnr forme IJ majorili•; il faul leur apprendre que nous sommes dans ropprc,sion, rt alors ils sauront ce q11'ilsdoivent faire. » A ce, mots, qui ,embhicnl rncouragcr la ré,o\le annoncée, l'agilalion fut vil"C. Le, Jclcobin, ne voulai,•nl pas se risquer encore à l'in,urreclion. lis Oollüenl de projets en projNs, de n,olions en motions, san, fe décider encore à rolfen,ive. Tlluriol drmancla que h sé,incc des Jacobins fùl permanente, el il comballil l'idée ùe former, au, Jacobins mêmes, un comité de salut pulilic qui paraitrait empiéter sur celui de la Convention. Legendre s'éleva surloul contre loul projel de comité secret: "Je déclare, moi, que je commcnrcrais à suspecter cc·llc sor.iélé, sïl y a1ail un comilé secret. Il faul lout. dire à celle tribune. • Oui, mais ce quïl clisail élail à la foi:; 1 hémenl cl vague. Pourtanl l'influence des" Enragés» granùi$Slil au\ facobins m,1mes. « Je me livre, disait sentencieusement Dutar,l à propos de la séance du 17, ,1mon o-léologie. Il me parall qu'il y a deux raclions, que je vais appeler la ch,11nbrehaute et la chambre basse. Les Jacobins sonl donc dilisés en deux parlis bien di,li11cls el séparés: les gens in,lruil--, propriétaire;, qui pensenl un p0 u à eu\ comme malgré eux, - ùe ce nombre sont Srnlrcre, nobe,pierre el u11t•grande partie des mem!ircs de la ~lonta;,ne; cl les anarchistes qui rcpo~ent en p:1rlie aux Jacobins el principalemen, aul Cordeliers, donl Marat esl le chef. • Il para,l que les gens instruits onl vu la chambre ob.,curc, et que les propMLies qu'ils y onl lues ont fait d'eux, malgré leur répugnance, des modérés 1,re•que parfait,. lis lien11enl it peu de dHenir arbloeralcs. « li par.ill (lue le peuple anarchiste ,'attachera toujours, sans aucun res• pecl pour ses anciens patrons, à celui qui parallr,1 le sui1re da,anlage dan, ses déré3lemcnl,, quïls n'a menl Mdrat, Robespierre qn'aulanl que ceui-ci leur ,liront: « Tuons, dépouillons, assassinons », el que n'en resUll-il qu'un ,eul de Loule la société (Chaumelle, par exemple. il en scrail as~ez pour con• duirc celle horJe de lnorlits. • Non, nobe~pierre et les Jacobins • in,lruils, propriétaires• ne devenaient ni ari~locralr~, ni moMrés, mais ils craignaienl •le comrirometlre la Rholution en mulilanl la L:onnnlioo nationale. lis se bornaient à lancer un i,a a-

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