Jean Jaurès - La Convention

UISTOIIIE SOCIALISTE seilL,is: el ,on kmoignage 1•,L 1raulaul plu, re111ar1p1ahleq u'il délesle la ~lontagne, qu'il n'aime pas la CoO\enlion. li ,,urail voulu une insurrccliou mar:<eillaise, m,1is soth l'ins1liration et la conlluilc del~ Giron de. • Les sections, en se levanl, ne suivircul que l'impulsion sccrèlc des royalistes; pourtant, elles crurent prudent de ne I as jeter le ma,qu<', el toujours elles agirenl au nom de la fiépuhli<JU<'unP et indil'isiblc. Au ronrl, leurs meneurs, sans consistance, s,ins vues aùmi111slrali1"t•s, el ,a11> llun,w foi politique, 1létestaienl autant la Gironde quo la )lonlagn .., autant n ,rbarom que Granet. lis ne p ,urn,cnl rh•n pruduire de gr rnd el de génrr eux dans retle · fau»e ,iluation, l'i ils avaient tout ce qu'il fallail pour lout gâter: mis6rables, qui, au lieu de prêter fr.111chemcnl une ulile a,~islanc,• à la Giron<le opprim~e. ne s'arm~renl qne pour une cause priv<:c de chaleur el de féco ndité. " Plll1rile csL la colère tic Fahr~; po11r-1uoi <irriter l'0nlre h!:; roplbl c, de ~lar,l'Ïlle? lis jouent l,•ur jeu en a!Tcclaul d"ahor.J dtJ reprcn ln• ,impl,•rnenl les griefs tle la Giron,le, pour 6craser ensuite l.t Girond,• elle-mèmc. Le, 1Tais toup ,hies, ce sont ceu~ des 1él'olulio11naircs qui con,enlcnl à être dupe.•, qui rouruis:;enl eux-mêmes à la conlre-ro\'olulio,1 le mas 111cdont elle a ht•-oin. La Co111cnlion, tlans sa séance du 6 mai, entcn,lil lecture t1·u11ecornm•111icalion tles seclions de :lJ trscille, dalée du 1'' mai : " Cilo)en prti,iù,•nt, toutes les sections de ~larseille ne formanl qu'un peupltJ ùe frères, s'occupent, en ce moment, de ré1ligr,r une ad resse à la Conl'eDlion nationale el d.i lui envuyer des commissaires pour l a présenter. lis le ont à la Convention le tableau lidèle de l.l situation de celle grande cité : elle y l'Crra quel, sonl ses principes, ses sentiments, ses \'œux. Jus,1u·a1ors la Con\'Cnlion trou1·era é 1uiLahlc, sans doute, de se prémunir co nlrc toutes les .J,·cl ,malions q1w h calomnie pourrait vomir coutre nou,; nos ,crlus r(•puli.icaines sauront la confontlre, et no, d6lracteurs n"obliendron t que h honle qui leur e:;l si bien due. « Tous les )Jarseillais ont juré de soutenir la République une e l indivi- ~ible, f,1ndè1' sur la lilJ,,rt~. l'é1,alilé, el robscr1ation rigoureu se des lois. lis Pn rennuvellenL le serment entre les mains ùcs représenlanls de la na lion.• C'èlail bien, en elîcl, le m1,que rêpublic.ün et révolutionnaire . Comme gage ile leurs senlimcnl,, les fourbes reproduisaient une circul aire de la municipalité de ~larscille au~ municipalilés de la République: • Le bruit se répand dan, celle ville, citoyens collègues, que des émis- ~aires parcourent ce département el même les départements voi,ins pour accré<liler la faus:;e nou1ellc que )Jarseille esl dan~ un étal ,le contre-révolution, que les vrais patriotes y sont vexés, el par uue suite de le ur méchanceté ils ajoutent que le san O y a couM. lis insinuent aux tlabilanl, d e; lieux qu'ils parcourent qu'il faut marcher sur Marseille, tomlJer sur les s ections assemblées en permanence et délivrer les patriotes opprimés. Comme les habitants de rntre commune pourraient être induils en erreur par ces su g~eslions per-

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