1288 IIIS'l'Olll8 SOCIALISTE fi les el calomnieuses el se porter à des démarches illégales el inconsidérées, 11ou,a1on, cru de notre de1·oir d'en pré1enir les elTcls parce qu'ils tourneraient au délrimenl de la cho,e publique. Le vœu conslanl el bien prononcé des )lar;;eillais est de soutenir 1,lliberté el l'égalité, de protéger les personnes el les propriétés, el de maintenir de toutes leurs forces l'unilé el l'indivisibilité de la République. Défiez-vous donc, ciloycns collègues, de tous ceux qui, sous le voile du palrioti,me el le caractère de commissaires marseillaio qu'ils u,urpenl, chercheraient à insinuer dans l'esprit de nos concitoyens des avis contraires • li s'agi,rnit, avant tout, d'endormir les patriotes du Midi el la ConvPnlion ellc-mCme. Pourtant, rien qu'à la façon donl la municipalité marseillaise glo• riflait le.ssections comme le vrai pouvoir souverain, il élail visible qu'elle était prêle à entrer en lullt', avec le concours de ces sections royalistes, contre la Convention elle-même. • Lrs complots de 110sennm1is intérieurs sont d1l,joués,les in.lriqrmt, cl les agi/fileurs sont connus! Le peuple marseillais s'est lev-1 tout entirr. L,., srclio11ssont en permn.11n1ce,et la voix du so11t·erai11s'est fait e11te11dre. Ciloye11s, vos rnaqistrats ont juré de mourir â leur poste ,,our mai11te11ir 1·otreso11reraineté et faù·e respecter les pro;1riétés; mais tanrlis que les sections s'occupent avec énergie dtt bien public, la calomnie répand au deltor, qu'elles sont en pleine co11tre-révolution. Citoy,11s;vous sentez toute l'horrew· t/'1111tel 111enso11qe;vos maqi~lrats lrs 1·eqarde11t,au contraire, comme des bouleMrds terribles contre lesquels viendront se briser tous les efforts des 11wlveillants; c'est sur lrs bases de ces colonnes inébranlables que reposera la Ri/lublique une et indivisible. » C'était signé des officiers municipau, el du substitut du procureur de la Commune de ~arseille, c'est•à·d,r~ de celle municipalité qui a\'ail consenti à livrer aux sections r.fouraille, le maire, et Seylre procureur. La Convention Ill bon accueil à celte adresse, el quand Limon demanda qu'elle fllt instlrée au procès-verb.11, nul ne se leva pour protester. Les Montagnards craignaient, s'ils dénonçaient un mouvemenlcontre•rèvolulionnaire à M-1rseille,de décourager Paris. Nou, avons vu Robespierre rassurer à cet égard les Jacobins. El les Girondins, qui comptaient s'appuyer sur ce mouvement, se gardaient bien de signaler le mélange royaliste qui le faussait; c'était, scion eux:, la protestation pure de la liberté el de l'ordre contre l'oppression el l'anarchie. lis commentaient favorablement dans leurs journau~ les nouvelles de Marseille. Le Patriote français du 6 mai écril: • Le peu de lellres arrivées de Marseille (car là, comme ailleurs, on décachète et on intercepte), le peu de lellres confirme la nouvelle de la rérnlu• lion arrivée dans celle ville; mais ce qui ne se confirme pas, heureusement, c'est l'effusion du sang dont nous ayons parlé. Il parall que l'arrivée de la famille d'Orléans el la découverte du complol de ce parti ont ouvert les yeux
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