l!ISTOIRE SOCIALISTE 1'!83 la dema11<lede toute., les sectiom de .llwv·ille, le maire, le procureur de h CommunP cl les frères Savon. Nous arnns inlimidé les m(•chaa ts, e11coura{(é les bon,, bldme les sections qui sortaie11t rie, t,,,,·,1•s que leur prescrivair11t t,,, l11i<, el cas-6 u11 tribunal qui ne pouvait être crM que par un ordre de la Cvuvention. Des dépêches arrètées par ordre des commi--aires d e ces rnèmPs '"Clion•, ont été ouvertes hier cl ne nous onl pas i-l•' remoyée,. :-iou, avori, fait mellro en liberté des patriotes arrêté, en yerlu d'ordres arb itraires. :iOth a\'Ons loul entrepris pour conserver au, autorités constituées le ur énrrgie et J,•nr acli\'ité, que le, sections n'ont cessé d'entraver. ,, c·~t.dt avt)u1•r loul cn::-"nthlf~ que ~lar:,;1 1 illf•, par ..., ...,:-, clion~, ~·éri~ertil('11 Commune contre-révolutionnaire et qu'on avait ah.Hlu, pour complaire it ces ,~,lions rdro;:ra·les el racliousc,, les autorités con,tituècs tic l a Rholutio11, le maire cl le procureur de la Commune. La lettre de lloi~set et de ~lo~-e Bayle est terrible pour eu,-môm•)s. De Toulon, le 17 mai, les représentant5 it l'armée d'Italie, Beam.1is et Pierre llayle signalent au Comité d,• salul public la gra,·ité de s lautrs commises et du mouvemeut contr~-r•·•\'Olul,un naire, dont )larseil le d,•, icnt le foyer: • Yous n'ignorez pa, que depub les premit•rs jours de ce mois, il circulait un bruit sourd à Paris, qu'il y avait à )lar,cille de la fermentation, que l',,rbtocratie sembl::it y prendre le dcsrn,, q~c le patrioti,me y était écrasé. Eh bien t ces bruits ne son l que trop fondés. • :Sons ne nous permettrons pas d'analysér ici la conduite de nos colli·o:ues )luyse 01yle et Boisset, qui nous ont précédés dans ce département. '.\uus ne cherchons ni à les blàmer, ni à les approuver. Peul-être sont-ils rlt'•jit ju:zès à rn, i·eu,. Peul-être déjà les ayez-vous entendus el apprécié le, pièces ùonl ils sont porteurs. Quoi qu'il en soit, voici les faits tels qu'ils nous ont été raconté, : • Accueillis d'abord par l'opinion publique à Mar,eille, nos collègues s'y lhraienl avec empressement el avec succès à l'cxccution de la mission qui leur a,ail élé con!lée. Le palriolisme se soutenait dam; toute son énergie dans celle ville, que depuis lvngtcmps 011est accoutumé it rega rder comme son foyer, et les malintentionnés étaient réduits au ,iknce. L'arriyée de la famille des Bourbons dans ces mur,; changea la face des affaire s. On as,ure ,1ue Je,i commissaires s·expliquèrenl ,ur cel événement d'une manière c ontradictoire vis-à-vis des sections qu'ils a1ai~nt cru devoir en pré Yenir, et que celle contradiclion, sans doute involontaire, ou du moins dictée par de bonnrs Intention~, jeta de la défiance sur leurs opération~ el dltéra c ette confiance qu'ils avaient obtenue et qu'il elll été si important de conserl'er . A dater de celle époque, le, commissaires furenl suspects, on les accabla de demandes de divers genr~,;. Lei,r condescendance d se p1·her au.r t·ues d~s sec/ions rela- ,;.,nM11I à /'a,·reslalion de q11elq11ts i11divid11s,achei·a d' enliardir les me-
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