Jean Jaurès - La Convention

1~81 IIIS'l'OIRE SOCL\LISTE 11P111·< de, ,ertiun, dam (exécution deç projet., qu'ils méditaient dP/J11isfonr11ri1111<. /Jiljri, cdles-ci s'étaient déclaries pennrmentes, fi cette 71ermanell(e r,t trf/r q11'f'lfesnïnterrompent leurs sr'anus ni le jour ni la 11uil. Une foule de gens s11<pect.1 Olt malveillants, que la contenrmce ferme des bons citoyen, qui les (l'iquentaient avaie11t écartés, y reparut. Plusiew·, de., ci-devant /" iril11 gils, d,• ceu.r qui ai-aient été désarmés, y occupent aujour<tlwi la ll'ibune. Les membres de la Suciété populaire y sont mal accueilli.,, ou rn .,,,,,, rl,assr's ignominieusement. Elles se sont déclarées souveraines, et c'est le tit,e qu'ellf'< prennent publiquemrnt et da11s les actrs qui émanent d'f'lle,. !l'r,, i ,·ous f'nvoyons copie de l'un d'eux. Elles commandent aux autorité.< co11</it1111esqu'elles tiennent asservies. El les obsédaient continuellement et le :our el la nuit nos prédécesseurs, qui vous en ju,tilleronl, par nombre de p(lilious dnnl ils sont porteurs. Elles ont mème pous,é l'égarement vis-à-vis d'rn~ ju$qu'à mer de violence pour avoir communication de leur correspondrnce. Le secret de leurs lellres el de celles qui arrivaient à leur adresse a été violé. On a lu publiquement quelques-unes de ces dernières qui n'ont point ét,·• remises à nos collègues. Plusieurs personnes dignes ùe foi nous ont aswré qu'au moment où ils ont cru devoir quiller la ,me, leur sôrrté était compromise et leur vie menacée. « l'n tribu1111/populaire a /-té (orm,' par la seule alllorité de, section<, et, quoique cass,; pnr le.scommissaires de la Convention et ayant en coJl.11•- q11rncecrn de1•oir re,ser ses (011ctions, il a été réinstallé par la 1111111icipalitr Pn écharpe, et avec le concours des sections. il est maintenant en plein e.rf'l'- rice, et ,·end journellement de.~j11gemn1ts, dont trois à mort ont hé exéc11lh hier jeudi avec appa,·eil. • Lr, ,,,riions ont envoyé 30 commissaires à la Convention. Nous le, avons rencvntrés en roule. '.'ious ne connaissons pas préci-ément l'objet ,:,, leur mission. Elles en font voyager dans toute l'étendue ùu département 1•t môme dans les départements voisins pour former, avec les communes em ironnantes, une association qui n'a pas été vue du même œil partout. A Ai,, la députation a été accueillie avec enthousiasme, et le même esprit, qui dirig,\ aujourd'hui llarseille, gouverne l'ancienne capitale de la ci-devant Pro\·encr. On nous assura hier en roule qu'elles avaient le dessein de nous mettre en élit d'arrestation nous-mêmes, si nous passions par Marseille. On nous a ég 1tement assuré que notre coll~gue Grégoire y avait été insulté à son passage. « :'\ous avons élti témoins par nous-mômes, à Aix, de cel esprit des ,eclions, y étant arrivé, mercredi sur le, trois heures de l'après-midi. L'un de nous, Pierre Dayle, rrnconlra, comme nous parcourions la ville, quelque, per,onnes qu il assurea\'Oir toujours connues pour bons patriote,. L'un esl officier municipal, et l'autre procureur syndic du district. Nous nous arrêtons qu~lques instants à cau,er avec eux publiquement. Il n'en fallut pas davantage pour mettre les sections en mouvement. Sur le soir, une députation lrè,

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