HlSTOillE SOCl.\.LISTE 1 :!'i3 au commenceml'nt de février que c'est lui qui l'arnit inspirée et formulée. El I' A vis au peuple, rédigé par lui, et destiné à présenter aux sections les raisons 1;our et contre, était en réalité un plaidoyer à fond pour la liberté du commerce, pour la libre variation des prix suivant l'étal du marcb6 : • Les magistrats du peuple lui doivent toujours la vérité, car un peuple courageux qui a conquis la liberté est toujours prèl à l'entendre. • Jusqu'à présent, citoyens, le pain a été, dans cette grande ville. à un prix plus bas que dans aucune ville de la république; il y a longtemps que les habitants des départements, m éme les plus fertiles en grains, mangent le pain à 4 sous et à 5 sous la livre; il en est où on le piye ï sous. Le prix de i2 sous les 4 liues, dont rous jouissez, n'a pas pu a, oir lieu ,ans drs sacrifiœs énormes de la part de la mnnicipalilé, sacrifices qu'il est impossible de continuer sans ruiner complètement la Commune de Paris, et qui mclln>t w1 obstacle invincible à notre apprvvisionnement; car le boulanger ne rendant son ~ain que 12 sous les quatre !lire,, ne peut payer la farine plus de 60 lil'res le sac de 325 pe-ant, el il lui est impossible de s'en procurer à ce prix, puisque nos frères des départrmenls les plus éloigné, viennent l'acheter 66 livres, û7 li\'res dans la Beauce, la Brie, le Soissonnais el le Vexin. Il n'est qu'un moyen pour amener l'abondance dans Paris, c'est de paye1· la farine ce qu'elle vaut, ce que ,·os frères des départements la payent! ::-iousa\'ons lieu de croire qu·une légère augmentation sur le prix du pain, mettant le boulanger à m~mc de payer le, farines un prix plus éle1é, lui fera a1oir la préférence dans les marchés, et rétablira auprès du marchand et du laboureur la confiance qu'il avait perdue par le bas prix du pain, comparé au prix ries farines. • ::-iousespérons, citoyens, que vous entrerez dans les vues de ,•os magistrats et que nul d'entre les habitants de cette grande ville ne se refusera à supporter celle augmentation, qui ne peut être moindre d'un sol sur le pain de quatre livres. • Ressouvene;-vous que le prix raisonnable amène l'abondance, et que l'abondance ramène le boit marché. « La municipalité, toujours jalouse de donner à ses commettants tous les renseignements possibles, fera afficher dans Paris, deux fois la semaine, le prix des farines à la halle, et sur les ports, el, le taux auquel le boulanger ne peut pas, sans perte, livrer son pain au consommateur, d'après le prix de la farine. Du 2 février 1793, l'an second de la R~publique fran,aise. • Prix du pain de quatre livres. à raison des prix des farines,. sans y comprendre les frais de manulention du boulanger.
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