i244 HISTOIRE SOCIALISTE • La farine à GOlivres le sac ramène le prix du pain à iO sous. 60 12 65 i3 ïO ï5 80 Observation. i4 15 16 • La farine se vend dans le moment 65 livres. Les blés sonl récoltés dans une saison pluvieuse, el par ce rail, ils n'otlrent aucune espérance en spéculation pour le t,oulanger et 1~ meunier, les farines prenant moins d'eau, rendant moins de livres de pain, nous pri \'enl d'une abondance que donnent les blés récoltés dans une s1ison sèche, el, augmentés par l'art du boulanger, nous ôtent, par sac de 323 livres pesant, vingt-cinq livre, de pain, qu'on a en plus dans les an nées ordinaires. « Les municipalités qui nous avoisinent onl mis le pain à 13 sols. Celle de Paris le laissant à 12 sols, vous l'OUS trouverez privés du pain que le boulanger fabrique pour vous par la facilité qu'auraient les citoyens des campagnes de le venir prendre à meilleur prix que chez eux, ce qui rendrait illusoires les soins de vos magistrats qui veillent à ce qu'il ne vous manque pas.• C'est le pur langage de l'économie libérale, el il est tout à fait curieux de voir que la Commune de Paris, dans son adresse du 29 avril, se réfère à ces d(·clarations du commencement de février. C'est en conlradiclion absolue avec tout le système do réglementation qui commençait à sïmposer el que la Commune elle-même arnil paru recommanùer à la Convention dans la séance du 18 avril. Ce qui est 1iluscurieux encore, c'est que le Conseil général de la Commune, en regreltant avec Garin que l'arrêté du corps municipal du 3 février n'ait pas été observé, se désavoue lui-même. Car c'est le Conseil général de la Commune qui avait passé outre aux décisions du corps municipal cl qui avait, comme je l'ai déjà nolé, maintenu le prix du pain de 4 livres à 12 sous, dans sa séance du 4 février. Le corps municipal avait protesté en vain. Dans le compte rendu que la Cltronique de Paris donne de la séance de la Commune du 5 lévrier, je lis ceci : • Le corps municipal renToie au Conseil général la pétition que les bou langers lui avaient adressée ce matin. Ils représentent que l'arrêté, pris hier par le Conseil général, le, met dans un embarras qui peul raire beaucoup de mal à leurs concitoyens. « En attendant, disent-ils, que vous examiniez s'il • n'y a pa, lieu à indemnité, ne devons-nous pas craindre que le pain man- • que? ... • • Le Conseil général arrête que l'arrêté qui fixe à 12 sous le pain de quatre livres sera exécuté, et réitère aux boulangers la certitude d'une indemnité.•
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