lllSTOll\E SOClALlST" section arrêta que ses séances seraient levées de droit à dix heures du soir, et qu·on ne pourrait délibérer qu'au nombre rie deux cents citoyens. Il est temps que "toutes les sections imitent cc sage arrêté. « t.;n moyen plus infâme encore "SI empfny,' par L, anarcliistN. Ils rassemblent les brigands de plusieurs sections, /Ps promh,ent de section en sectinn et y écrasent la majorité rlp ubNcaine. c·est ainsi quïls ont fini par triompher de 11011t•ead1atns lr, section Bonconseil; c'est ainsi que dans .;elle du Contr /-Social ils ont cassé et remplacé tout de suite tous les fonctionnaires publics; c·est ainsi que dans celle des Lombards ils ont mis en étal d'arrestation un citoyen qui s'opposait à de pareilles horreurs. le brigandage s'appelle assemblée des srctions réunies. Ge qui fait fri'mil·, c'es, que le montagnard L,masseur a assisté à celle du Con/rot-Social et applaudi à en violations èe toutes les lois et de tous les droits.» Dans un discours du 18 avril, Vergniaud a tracé le tableau, sans doute un pfu rorcé, de l'action des s~ns-culolles c'ans les sections. Quand il ,·agit de faire adopter une pétition « les rcdacleurs et leurs amis se répand,·nt au même instant dans les sections de Paris; chaque émissaire dit àla section où il se présente : « \'oici une pétition qu'il faut ~igner. - Lisez-la. - Inutile, « elle est déjà adoptée par la majorité des sections. " Ce mensonge réu,sit auprès de quelques-unes d'entre elle;, où plusieurs signent de bonne foi sans lire. Dans plusieurs on lil et on se contente de passer à l'ordre du jo11r. Qu'arrile-t-il? Les inlriganls el les meneurs demeurent jusqu'à ce que les bons citoyens se soient retirés. Alors, mallres de la délibération, ils décident qu'il faut signer la pétilion el la signenl. Le lendemain, quand les citoyens arrivent à la section, on leur présente la pétition à signer, el on se prérnul contre eux de la <lécision prise la veille. S'ils veulent faire quelques obser·valions, en leur répond r,ar ces mots terribles: « Signez ou pas de certificat « de civisme ». El comme sanction à celle menace, plusieurs sections. où règnent en mattres les rédacteurs des listes de proscription, décident que 1'011 changera les cartes civiques, el rdusent d'en accorder de nouvelles à ceu1 qui ne veulent pas signer la pétition. On ne s'en tient pas à ces manœuvres, on aposte dans la rue des hommes armés de piques pour forcer les passants à signer. • C'est un témoignage malveillanl, mais décisif, de l'énergie, de la persévérance des révolutionnaires luttant contre les influences modérées. lis trouvaient un instrument admirable dans les comités de surveillance. Dès l'origine de la Révolution, les sections aYaienl eu des organes d'exéculion. Quoique tous les citoyens fussent représrntés, par \'Oie de délégallon, c1ans le Conseil général de la Commune, la Révolution avait tenu à multiplier les foyers d"aclion a•1tonome. li lui avait paru que le seul 1r:oye11d'entrainer, de contrôler, de pénétrer de son esprit cette masse énorme de vingt-cinq millions d'hommes libérés de l'admiuistralion de !"ancien régime, mais ap-
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