Jean Jaurès - La Convention

i:?.11 111ST OI Il r, SOCIAL IST 1; pe,anli, c111·or,'d~ hien de, pri-jt11;é,, c,•lail rl'etcilrr le z~lc et lï111liHive de lo11,en ml'llanl à la port11e de tous rie, in~lrumenls d'action. C'est ainsi que, p,rnr Paris 11nl1mment, ln loi municip.11,, du 21 mai 1 iJO avait institué, en rha,111csection, un c,1mité ci,il nomm•\ par elle, et qui élail comme 1111inter1m'rliaire entre la section et la municipalité. Il avait <les attributions mulliJ>lt',el une action efflrac<'. Lr, rlouzr mrmhre, q11i le compo~lient a,aienl, réunis en comité, des pou,·oir, ,te police. Il:; secourlaienl, il, surveillaient les commissaires de police Nus p ,r la section. Ils informaient IP Conseil g-énéral de h C•lmmunf', lt• maire. le procureur-sy nclir rie lo11t cc qui pouvait inléres,er la mard1e de la fü•,olulion, de, g,•rm).i cle con,~iralion entrevus, de, difficultés relatives aux subsislal\cc•s. G'éL1itune institution lo11l à fait rég-ulit're et cl'un fonctionnement ligourrm. Le comité devait ,e r(•11nirau moin, tous Ir, huit jour•, et ù ,ns les pério le, de crise il se réunis,1it tous le, jour,. li avait dPs reg-i,trcs ùl' procès- , rrhanx lt'nus par le scerét.1irP-~r<!ffier du Mmmissaire de police. El chaqur memhrc d11romito à tour <le rùl,• se tenait;\ la ,lisposilion ries citoyens pour tou, rrn.ci!!'n1•111enl,et l(•·n ,rch •s néce,,aires. Ce sont les romili-s cil il, qui font la rérarlilion des rr,•mier, assi gnals, pour en prévenir raccn11aremenl. Ce sont eux qui délivrent drs C•'rlifical,; de n),id••nce. Ce sont eux qui, sur J'ord,e de la Commune, appo-cnl où lèvent de. srcllo,, opèrent de, sai.ics et recensent la population. \'oir ~cilié.) t.;n moment suspcnrlus par la révolution du Oix-AoOt, ils wnt reconstitués par une décision de la Commune révolutionnaire, et ils en reçohrnl <le· attributions plus étendue, el 1111élan nouveau. ~ais la Révolution ne lar.la pas à crain,lre qu'ils ne lussent trop abS•Jl'hés par leurs diver,es foi;clion, administratives, par lï11'JJec lion rie la voieri e, par le contrôle ou l'urf ni-alion des ateliers publics ùe hiculai,ance, par la ,ulgaire l olice dPs ru,•,, etc., elc., pour 11•J11vo:r,urv~11lu U\'Ic un,• o~lilit6 suffi,anle tous ks ;,uspcct,, tous le,; roy.1lisles <lér;uisé;, to is les émigrés de retour, tous J,·, nobles qui de leurs ch:\teaux de l'Ouest arfluaient à Pari~, dans l'été de 179:?, afin de prôlrr main forte au roi. Pétion, d~s le mois de juillet, demanrl.<it l'iuslitulion d'un comit11 de ,mrveillancc char~é de rechercher tous les délil, relatifs à la ,ûrelé intérieure el cxté, ieure de 1'11:tnl.El quand la Législali, e, après le Oix-Aotll, eut l>ri~étou, les juges de pai, qui a,aient été envahis de l'esprit feuillant, qua1Hlelle eut ré,olu de transférer aux dérartements cl aux municipalités les fonctions de sûreté générale, u11Comité de surveillance fut constitué pour tout Paris. }lais comment ce Comité aurait-il pu fonctionner s'il n'avait été secondé par de, romilé, de ,cction, plus capahles de suivre, dans une fraction dlterlllinée de la grand~ ville, le mouvement, les intrigues, presque les pen,éP, dr, iu1liviù11>?De l:t ers comités de section qui, au lendemain du Dix-Aoùt, se forment presque sponlanéme11l un peu partout, tantôt de U, tantôt de 12

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==