Jean Jaurès - La Convention

111$TOinE SOCIALISTE nemenls avaient lai.se parloul ,1P, !races toutes ,·haud,•,. El les ari,tocrail's n·a,nit•nt poi11t encore renoncé il la tactique du ùé,c,poir, il la pensée de tout -an,·er en portant loul aux c,lrème~. D11tarn note, 1,) 1n mai: " L••rlifficilc, suiv.tnl moi, pour ohtcnir un retour ,l'opinion,, n'rsl l'es du rùlê du peuple; c'rsl toujours l'ari,tocralie qui fomente le, ili-s n,irn •. qui c,cile des dé,orclres. L'arbtocratie me dira peut-,'tre : • )lai, notis 1w • faisons rien, nou~ nP nous m~lons de rien, nous re,lon, rhrz non-. • Tant pis! le peuple se sent in,ulté de cdtr rPtraite; 1~ peupl,• veut r.unfralrrni-••r a,ec ,ou,, pourquoi ne vous rapprochez-vous pas de nous au liPu de VO!lil pn ,·•!ohmer·? l.r peu1,le, rn ~ém1ral, e,l •ain; il rPsprcte Ir, mœur-, il ,oit ,t\l'C plai-ir l'homme é,luqué, pour peu qu'il ait l'arcè, facile. • .\iosi, 1:\ où elle n'intriguait pi, ·lan~ le sens des p,1rtL, e,tr, 1me-. l',1rhtocralie restait boudeuse el inaclile .. \ Hai dire, le 1,olicicr PO parlr il ""l aise. Les nobles, le, royali,lr, notoire,, ne pournienl isuèrl' St' montrer dans lrs sections. Toul au 1>l11s,pouvai ..nl ils se nH'ler, dans les ra,sembicmcnls, am« culottes dorées », au, heaux flls de la bourgeohie modérée. Bular,I insi$le dans son raoport du 3 nui : • Le pe11plPe-t tout enli<'r à son ohjel, crl11l de terrasser l'arlminislralio11 aclut!llc le pou,·oir girondin). L1 re,11°,·t1hle aristocratie se joint au I eu pic, lui al)pliquc par de; dé,•eloppemcnts ,·urieux ca que le peuple ne ,oil prrsque qu'en effigie. Je l'avouerai sinrèremenl, Je suis tellement courroucé eontre l'al'istocr•tie, par son incon<luite dont je suis le témoin chaq11t' jour, que sïl n·y avait pour chers que Guadet, )hral 1·l moi, je me dérirlerais peul- •'lr~ il dire à Gnaùel: Mon ami, faisons tomber Ioules ces tôte•-lù; elles rnns wulcnl du mal, elles veulent vous per Ire. ces lèlt•s nous sonl à rhar,;,·, cl plus dan!\'ereuse, pour nous que celle, des sans-culottes le, plus c1tra~e-. • Je me livre à une prédiction qui a pour base une obser,alion bien suivie de quatre années. J • suppose que l'on rétabltl un roi, que l'aristocratie fùl replacée ,'ans ,Ps chùteatl\ a,ec toutes ses pr~ro~ative;;, j'a•lmcts lt-s Parlèmenl$, le clerg,•, Ne.; eh bien! dan, ce cas, l'ari,locratiP même ne pardonnl'rait à aucun de ceu, qui ,mraient figuré dans la l\évolulion: elll' tro1ll'rr11il ln plus (Jra11ds /1Jrt~, la film 9randr i11coml11itr1,1è111Pd1111s re11.r qui /'1111raie11l snvie. Il n'y II pas d'infamies possibles If"" feç al'i,tocratrs ne débi1t11l cu111re la partie dr la Co11u111ionqui pa,·,,11pouvoir les épm·(JnN; i s 11'1J-,·111 pr,;; parler contre /,, .llonlaynr; mai, ils se rn•a,u:lte111 bi,11 s11r les Gir•Htdim. • C'était une grande faiole.,se pour 1,,, modérés d',Hrr comme ado~sés Il ce~ frénétiques d'ancien régime qui espéraient et qui ,oulaienl le rélalJlbsemenl complet de leurs privilèges. Même constalalion mclancoliquc de Dutard et même pl'e$seoliment lugubre dans le r,tpport du 10 mai : • li esl remarquable encore que les Enragés habitués de ia secuon ne

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