1~21) JIJSTOllH: SUCIALISTJ!: des C.hamps-lily>éCii. Je la vois toute ta1,i,sée, de qui•? Le croiriez-vous, de n,u !('ré,, ,ra, istocrales, de propriétaires; de forl jolies petites femmes llirn :ij11slèe, s'_r faisaicnlc,1res:;er parle zéphir printanier. Cc coup cl'œil élail char11,.rnt. CPLL,• occurrence simultanée du rclour de la saison et d'un nouai , nlrr dr c!,oses dans noli'c politique, arnil d(-rid6 jusqu'aux vieilles : loul le nwndr rhit, il n·y avait que moi qui ne rü:ti"pas. >> riotez que Du lard n'esl pas un optimiste, qu'il ne cherche nullement à rass rrer Garat, qu'il lui signale au contraire Lous les srmplômes qui annoncent k prochain mounmenl du 31 mai. Ce qu'il diL du réveil de:; modérés prrncl par lit plus de valeur. El il ne se dissimule ni leur, efforts d'un rnomcnl 11i leur~ faiblesses. « ... Hier soir, i, ~a section, l'.bsemhléc tilail nombreuse. Lrs mort,:rés q,1i haient bP1wco11p 7,lus nombre11.rq11eles autres, onl rlemandé l'élarg-is;;emenl du cilOyen Boucharel, condamné par le Comité de surveillance de la ~eclion à êlr~ renfermé penclanl un moi,, el demi à l'AhbayP,JIOll1' 1içoi,· brisé qwlque, choi.,r., sur le dos de~ Enragés. Quoique les modérés fussent en trb grande majorilé, l'a:e,emlJléc a passé à l'ordre du jour. Guiraut 1n~sidait. Les modérés ont crié à l'inju,ticc, le noml,rè des votants surpa,:1il, isiblemrnl de 30 memures au moius celui des Enragés. • Qu·onl failles moùé1és'? lis :;e soul levés comme en sursaut, el ~c sont r.ilirés t'n fo11lc, en jurant, pestant, maugréant. On a voulu les retenir, mais i11ulilemcnt. Arrivé, sur la rue, ils se sont concertés, quelques-uns ont donné de:; mar,1ues de repentir; ils voulaient rentrer, mais plusieur, ,·élanl retirés, ib n'étaient plus en nombre, el s'en sonl allés. • li e~t rem·rrquablc que dans celle assemlllée ils sont presque tous propriétaires, el qu'une partie, qui sonl modérés, sonlforcés de se placer a11rnilieu des Enragés, parce quïl y a à peu prés autant de place d'un côlé que de l'autre ... » Comment lessans-culolles ré::islèrcnl-ils, en celle première quinzaine de 111ai, il la soudaine cl mcnapnle mobilisation de toutes les forces moùércics cl h , , rgeois, s? Conrn,en l restèren l-ils ou redevi nrcnl-i ls les maîtres des ~cet ions·? D abord, eu cc mouvemeut brusque el pre,quc tumultueux de la IJourgcoisie et de ,a clientèle, il n'y av,1il ui une suflisanlc unilé ui une grande coustance. Ce n'rsl que par la coalition étroite des modérés cl des arislocralcs que les forces ré1oluLionnairc- auraient pu être un momeul arrèlée.; et neutralisée,. Si tes rO),tlistes avaient eu ra, l de marcher derrière la bourgeoisie modérée c-l de la i,ous~er en avant, peut-èlre ce bloc de réaction el de conservation aurail pesé lourdement sur le parli des sans-culolles. Mais les royalistes n'étaient pas eucorc résignés à s'alJrilcr derrière un des groupes de la Révolution : et même pour le;; plus assagis, pour les plus alliédis des révolutionnaire;; d'hier, ils gardaient une incurable défi,1nce ou m~me une implacable haine. Lacoaliliun qui s'èbauchaitt, Lyon n"élail pas possilllc à Paris où les évé-
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