HIS'l'OIRE SOCIALISTE 885 la France un point d'appui contre les raclions qui m'opprimaient, nul n'osa, dans l'Assemblée, demanrler nettement la fin de la monarchie. CeU\ mêmes qui proposaient la suspension de l'inl'iolabilité et la mise en jugement semblaient penser à un autre roi; el les pétitionnaires du Champ-rle-i\lars furent désavoués par tous les partis de la Rél'Olulion. J'avais laissé pourtant, dans la lettre qui fut lue à l'Assemblée, un lémoign1ge d•••:i,il'de ma vraie pensée: LEPEL!.1-.Tlfo:R llF. SAJ:-;1-l'ARGEAU Oêpulè à la Cunv~ution 01,tioualt, (D'aprh une C)otampedu hlui.éo Carua\·:1.let.) el à ceux qui m'accusent de les avoir lrompb, je réponds qu'ils oal tenu à se tromper eux-mêmes. lis avaient peur de la Répuùligue, el tout en dénonçant ma perfidie, ils se plaisaient à me rnpposer plus révolutionnaire que je ne pouvais l'être, pour échapper il la néces,ité redoutable ou de limiter la Révolution ou d'abolir la royauté. S'il y a eu mensonge, il est là; s'il y a eu tromperie, elle est là. C'était se tromper soi-même el ll'Omper la nation qu'imaginer qu'on pourrait pousser à l'e,trêmc la démocratie sans abolir la royauté, et dépouiller l'arbre de toutes ses feuilles sans l'al,allre. C'est moi qui pourrais me plaindre d'avoir été utilisé par l'instinct de ruse de la Révolution UV. 278. - BIS'1'01RI SOCULT!\TI. - L.l CO:iVE~TI0.'1 NATIO~ALR. LIV, 276
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