Jean Jaurès - La Convention

IIISTOIRE SOCIALISTE 1180 défense générale, mais c·esl sous l'influence cl par l'aclion de la )lonlagne, malgré l'opposilion de Buzot, de Birolleau, de Dufriche-Valazé, de presque tous les Girondins, qu·esl conslilué, le 6 avril, le Comilé de salut public, rorrné de neuf membres et délibéranl en secrel. Ce srmt les Montagnards qui donncnl à la llévolulion menacée l'organe de décision el d'cxéculion rapide sans lequel elle périssait. C'esl ~ous l'aclion de la Monlagnc que la Convenlion, passant de la lhèorie à la pratique, décrète en mai l'emprunt forcé el progres· ~JORT DU OENÉRAL DAMPIERRE. tO'après une esw.mpo do la Bibliotbèaue Nation::.Ic.) sir sur les riches, allégeant ainsi le crédil des assignals et saul'ant de la débâcle les finances ré\olulionnaires. C'est sous l'aclion de la i,;ontagne el malgré la Gironde que la Convention avait assuré du pain au peuple en clécrélanl, le 3 et le 4 mai, le maximum des grains. C'esl la Commune, alliée de la ~lontagne, qlti avait organisé les forces parisiennes qui allaient en Vendée comhaltrn la conlrc-révolution. C'est la Montagne unie à la Commune qui pressait Je reciulemenl. El, au conlraire, les classes moyennes qui formaient la clientèle polilique de la Gironde, commençaient à résisler au recrulemenl rèvolulionnaire. Les commis de magasin, i1 Paris comme à Lyon, manife,laicnl de, tendances rétrogrades : des bandes bourgeoises parcouraient les ChampsLIY. 314, - OISTOIRE i'OCIALhTE. - U CON\t:'\TJO:'-i N..\TIO;',;:,\LR, LI\', 314.

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