1188 IIIS'l'Olîli'. SOCIALISTI, uu,, conrércnce avec les principaux chefs ctu côté droit, conférence dam, laquelle on était convenu de marcher d'accord, el de ne plus songer à autre chose qu'à ballre l'étranger el à confondre l'arislocrnlie. Nou~ aimions tous Uanlon, mai, la plupart d'entre nous pensaient qu'il jugeait mal l'élat lies choses quand il espérait rétablir l'union entre les Girondins et la Montagne. La plupart d'entre nous, il est vrai, avaient consenti à marcher avec lui ver5 la fusion sur laquelle il paraissait fonder tant d'espérances: mais c'était plu tôt pour tenter un essai auquel on croyait peu, que dans la conviction cle la réussite que Danton nous promettait. Au,si, lorsque ce chaleureux orateur, maladroitement provoqué par l'un des éclaireurs du parti arlverse, répondit avec tant de force à d'imprudentes attaques, lorsqu'il déclara si hautement la guerre à des hommes al'ec lesquels nous avions vu, depuis longtemps, qu'il n'y avait point de paix possible, lorsqu'il brùla, en quelque s01·le. ses vaisseaux pour enlever toute pos;ibililé de retour, nous filmes tous tra11spo1·tés d'une espèce d'entliousiarnie élec/l'ique; nous regar,!ûrr.es la résolut'on inopinée de Danton comme le signal d'une victoire certaine. Quand il descendit de la tribune, un grand nombre de députés coururent l'emhrasser. " ~laral trarlui<il, dans s~n numéro du3 :tl'J'il, ce qu'il y avait de plus noble dans $U joie : « Les tribunes partagent mon indignation, et l'opinion publique, plus forte que tous les décrets du monde, rappelle Danton à la tribune malgré les efforts des hommes d·€tal pour l'en écarter; il obtient la parole, il reconnait enfln que les ménagements que lui avaient dictés le désir de la conciliation et l'amour de la paix sorit une fa11~sim ·sure; il fait, avec un noble abandon, amende honorablP. de ~a circon•pectlo:1 déplacée; il déclare la guerre à la faction infernale des hom·ues d'f:tat, il confond leurs imposturrs, il les accable de ridicule, et il sort trio:nphant de celle lutte, au bruit des acclamations publiques. «Je regrette de n'a roir pas le temps de rapporter ici son discours; j'observerai qu'il est de main de maitre, et d'autant plus précieux qu'il con lient l'engagement formel qu'a pris Dmton, ùe combattre désormais avec un courage inrlomptable. Or, 011 doit beaucoup attendre des moye11sde ce patriote célèbre, t, peuple a les yeux sur lui, el l'attend dans le champ de l'honneur. » C'était la fln. Il fallait que l'un des deux partis succombât. Danton Je comprit bien: il donna une su ile immédiate à ma discours, el le 2 avril, il dit aux Jacobins:• il faut éclairer les départements afin de pouvoir chasser de la Convention tous les intrigants. • Il propose d'écrire, à ce sujet, aux sociétés affiliées. C'est l'investissement révolu lionnaire de la Gironde qui commençait. Dans cette lulle, c'est la Montagne qui devait remporter, non seulement parce qu'elle avait avec elle la force présente el remuante de Paris, mais parce que seule, elle agit avec vigueur d rns le sens de la Ré1olutioa et de la patrie. C'est sur la prvposilion' de lïnconstan l lsnard, interprète du Comité èc
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