Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOCIALISTI<: :11;;0 lres redevances, qui se payaient en nalure, devaient • conlinuer à lllre payés de la même manière qu'en 1.700 ». Sans doute, les fermiers el propriélaires jouissant par cux-mèmes, élaienl autorises à • lc\'er Lou, les fruits de leur récolle, sans en lais,er aucune partie sur les champ,; sujets au~ dr oits el redevances•. liais il leur était enjoint • de faire déclaration ,incère el eucle des fruits qu'ils auraient dù laisser sur les terres pour l'acquit des dtmes »,.allo de rendre compte de ces fruits " dans le cas où le Roi, l'l,glise el les ordres de l'État le jugeraient à propos, si mieux n'aimaient se libérer tout de suite, en payant sur quittance. » Les dimes perçues el les revenus des anciens biens ecclésiastiques étaienl alreclés • au~ frais du culte catholique , apostolique el romain, et au traitement de ses membres. • (\'oir Chas,in. ) Ain,i, ce n'était pas seulement le rétablissement éventuel des d imes: elle~ étaient rétablies en fait, puisque les cultivateurs en étaient, même pendant celle période de crise, comptables à l'f:glise el au roi, el qu'un terrible pa,,if s'accumulait sur eux d'année en année. Selon le code des p ays insurgos • les titulaires de bénéfices résidan l dans le pays conqui~ étai ent maintenus dans la Jouissance desdits bén~llces, nonobstant toute vente o u aliénation faite eu vertu des décrets de l'Assemblée nationale. lis ne pou vaient cepeuùanl résilier les baux el expulser les fermier,. • Le, acquéreurs des biens nationaux n'étaient maintenus dans la j ouissance desdils biens que d'une manière J>rOl'isoire,el comme fermi ers ou régisseurs complable:1 envers les lilulairrs résidant dans le pays co nquis. Les bau, étaient maintenus Jusqu'à leur échéance. Les fermages des biens nalionnux, dont les titulaires ou ancien, prapriélaires ne résidaient p as dans le pays, étaient payés au trésorier de l'armée. • A \rai dire, quand le, pa)oans connurent ces dispo,ilions, quand ils commencèrent à comprendre que, sous prétexte de défendre la religion, la noblesse la plus égoïste el le clergé le plus avide voulaient les dé pouiller à nouveau, il y eut des murmures, el au témoignage de Mercier du Rocher, ils allaient disant: • Nous ne sommes pas mieu~ traités d'un côté que de l'autre•· Mais ce n·esl qu'au bout de quelque3 mois que les chefs, prêtres et no bles, se risquèrent à raire connaitre tout leur plan de contre-révolution. El tout d"ah,)rd, les paysarui, stupides de fanatisme grossier el exaspérés con tre le recruLemcnL,marchaient sans hésitation au combat . .~b ! de quel péril les cités patriotes el révolutionnaires de l'Ouest sauvèrent la patrie et la liberté I Si les bourgeois de Fontenay, de Nanles, des Sables-d'Olonne avaient llécbi, sïls n'avaient pas gardé• la conte nance de fermes républicains », si les bandes vendéeu nes avaient pu saisir d'emblée le grand port de la Loire, Nantes, el le port sur !"Océan, les Sablesd'Olonne, l'allenllon de9 émigrés el des Anglais aurait élo appelée aussitôt su r le soulnemenl de l'Ouesl, et l'Anglais aurait abordé les côtes de France à l'heure aAme où l'.à.utrlchien menaçait ses frontières du Nord. Mais, en Vendée, c es

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