1!58 HISTOIRE SOCIALISTE • Nous avons commencé la co ntre-révolulion quinze jours trop tôt; nous altrndions des Anglais et des émigr6s qui devaient déharquer aux Sablesd'Olonne. • C'est dans l'espoir d'ouvrir la France aux Anglais que Joly, avec ses bandes, livra à la vaillante petite ville des Sahles-d'Olonne, si héroïquement drvouée à la Révolution, des assauts répétés. Après l'échec de ces premières lt'ntalives, aux premiers jours d'avril • les commandants des armées catholiques royales des Das-Anjou el Poitou députaient vers Messieurs du comité de Noirmoutier, René-Augustin Guerry, président du comité de Tiflanges », afin de se procurer« d'Espagne ou d'Angleterre la poudre qui leur manquait, si Messieurs de Noirmoutier ne pouvaient leur en procurer suffisamment•· El ~I. Cha•sin ajou le : • A cette commission, datée de Saint-Fulgent, le 6 avril i703, les commandants d'Elbée, Berrard el Sapinaud joignirent, le 8, deux hillels à remellre aux chefs militaires de l'un des port, d'Angleterre et d'Espagne où leur émissaire aborderait • les priaul de leur procurer, dans le plus court délai, des munitions de guerre et des ll'oupes de ligne, pour parvenir aux fins qu'ils se proposaient. • Il est vrai que l'Angleterre ne se renllit pas compte d'abord de l'importance du mouvement el de l'aide qu'elle y pouvait trouver. Pendant plusieurs mois, les puissances étrangères ne connaissent que le nom d'un des cbefs bretons, le perruquier Gaston. Les princes aussi, le comte de Provence et le comte· d'Artois, méconnaissent d'abord le mouvement de Vendée. Pressé de rejoindre ceux qui combattaient pour lui, le comte d'Artois se dérobe. Catherine de R•1ssie a beau lui dire : • Yons êtes un des plus grands princes de l'Europe, mais il faut oublier cela el 6 lre un bon el valeureux partisan. » Elle a beau lui olfrir, en présence de toute sa cour, une épée portant sur la lame cette inscription: « Donnée par Dieu pour le roi », le comte d'Artois hésite à se jeter dans les aventures. Il él'ita la Vendée. De quels égoïsmes monstrueux les paysans étaient enveloppés ! On les aYail si bien affolés de fanatisme, de pieuses supercheries et de mensonges, qu'on les jetait à la plus terrible lutte dans l'intérêt de prétendants qui, eux, se ménageaient, el qu'on ne craignait pas de leur proposer comme but la restauration de loul l'ancien régime el des privilèges mêmes dont ils avaient le plus soulferl. C'était le rétablissement de la dîme. C'était la reconstitution du domaine d'Église repris sur les PHSans aussi bien que sur les bourgeois. Le conseil supérieur de Chàtillon-sur-Sèvre ne tardera pas, en elfet, à « annuler les l'entes des biens ecclésiastiques, domaniaux et autres, dits biens nationaux, faites en vertu des décrets des soi-disant assemblées nationales », ainsi que « le, cessions el reventes desdils biens consenties par les premiers acquéreurs. • li déclarera • qu'il n'appartient qu'au Roi, à l'Église et aux ordres de l'Etat réunis de prononcer sur ln dime », Les abonnements de dimes el au-
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==