IIISTOlllE SOCIALISTE 11:-17 vdllc11l les ronr11is•eur,, qu il, hilte11tla fal>ricatio11de, ca11ons,des fusil,, d•~ n\teme11t•, des ch~u•sures, rl quïls Nnp~<·henl la haus,e des clenrtic:-ùc s .,~gr,ner jusqu'à la famine. Que de -oucis ! quo de dél'isio11· à prcn,lre, soudaines, totales, cl11nton ne pourra p:irla!(l'r avec la Cùnvenlion trop lointaine 1, re,pon,ahilit,·' El comment conll'nir régo!,me des 1iches sans déchalnrr le, furrur,j,lo ""Sel le, rt'Jmi,ailles forcenées des pauvres? C'ét~il un redoulahle farJeau qu'allaient as,umer ce, homm.-,. )lais aus,i, cùmme le pou,oir se mesure à l'audace, quelle pubsmce, cl quel ro11tacl intime, ardent, avec l'àmc môme etc la Révolution, avec ses plus 11•,IM, pa.;- ,ions el se, e,µéranccs ! La Gironde, acrusée de n'ètre <1u'unc cnt,•rie brillante ùe ùiscoureurs impuis,ants, au rail dù rc1cndiqucr , 1 p.1rt .i·aclion, tl:• péril cl de gloire virile. 1'1lese déroba, elle lais-a à la ).Iontac:11cp, e,que seul,• rhonneur <le,lélég11ercles commissaires. P,,urquoi ·? Elle a en •ans doute le sentiment qu'elle n'd:iil 1>lu,faitr pour la grande aclion,qu11 for,·,•d" signaler les c,cès du p0 upl1•N d'altiédir le feu de la Révolution, elle ét:1il deVt'- nue incapable de ;:u-ciler la n 1mmc. El je ,·ois dans ~a défaillanc,• l'a"'" secn•l cl i1nuluntaire d'une dé,harmonie enlre elle el la rude tàche des Jourdifticiles. Mai, il y eut aus,i un calcul plus explicite el plus rnrcliclc Le Montagnard modért• Chou1lieu ùil à ce propos : « )!. Dulanre prétend que l'envoi des commis,airese1n·oyés par la Conl'cnlion dans les cléparlernenls ful une intrigue de la minorité qui fil nommn ,es partisan• pour se rendre mallresse de l'opinion. li ignore ou feint d'ignorer que ce fut, au contraire, une manœunc trè, adroite ùu parti giro11dinqui se dcbarrassa ain,i de plus de quatre-vingt, )lo11lagnards, celn-ci ayant accepté a,rc <lévouemcnl cc, missions difficiles sans s'aperce,oir du pi~ge qu'on leur tendait. Le, Girondins espéraient ain,i ne plus trouver d'opposition dans I' \>semblée, ou du moins, n'avoir plus à comballre que quelques :.tonlagnanb restés à leur posl.e. • Le recrutement de 300 000 hommes servit de préleüe à ces missions, qui ne pouvaient être que dé:sagréablcs pour ceux qui les acceplaie11l,puisqu'il s·agis-ail d'enlever à leurs r..milles 300 000 jeunes homme,, el qui même ne furent pus sans danger dans quelques départements, notamment dans ceux de la Vendée el dans les départements voisins, mais le parti de L, Gironde ne ,ollicilail poic,l les missions dangereuses, car jamais on ne ,il un seul de ses membres prendre _Part à la lullc glorieuse de nus armées. • El M. Dulaure appelle cela une manœuvre de la Montagne! li faut avoir L•'sùin de calomnier i,our qualifier ain,i le dé,·ouemenl d'un grand nombre de Monlagnards qui surent exciter une réelle émulation parmi nos jeune, citoyens el les diriger \'Crs la frontière pour combattre l'ennemi commun. • Non, ce n'était pas, de la part de la Gironde, une manœuvre adroite, mai:;
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==