Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOC! \LIST!, ---~--------------------- ------- la plu, malhahil,· ttu conlraire, puisqu'elle coupail clic-même ,es commuuicalion~ nYt 1 i• le p y.... ~lais ChoudiPu aurait pu iornqucr l'aveu du journal de Brissot. li dil, dan:,, J,, 11t1mt·ro du 1 't mar:,::; " :-;u, Catilina nou, lai,st'1,l assez rn repos nepuis trois jours. )lais il l'~l ni:,,l•dt' \OÎr que cr calme n°t''~lque l'inlervallr· d'une lPmp,'Lt~ à u1111 1t!1lrr. c,,,,,•11,lanl, rn piloles habilt•,, les républicains doivrnl profiler d,· c,, calrne pnur ,e prt'•parcr ù lullcr conlre l'orage. li faut qu'ils se ralli(•nl parto111, ,Jans la Cnn,1'11lion n:,tion:tlfl', il 1:t Commune\ dan~ l<'~ :--11cliorl'"', mf·me flan:-. J.-"'i cluh,. /la,L, 'a Co11t'l'11/iu111101io1,a/P tabs111u• dPs 1l111•s le~ v/11s e/fen·e,cr1111•., 111·r111r/ de di/ib,;rer 111·N plu., de tr1111q11ilil1', el par con-éqm'nl a,ec plus d,: vigu,•ur. ,, .\in,i la (;ironde ,r croyail fortifiée par le tléparl dPs commi,s,d•1', monla~n:ir :,. Q1lt'I enfantillage! Elle Ill' ,:aper1·t•,,1il poinl qu'en leur .1ha11dunnan1 ,..,, haute, el J•érill,·us,•s mis,ion~, elle allait d(•:hire 1·n quelqut's jou1·s l'œ·I\ r,• de talnmnit· menée depuis de, moi, contre la )lo11t,gnl' par tl'i, nombraùle, lil,ellc,. Ces homnw:; qu't•llt• ,nait rl'pré,enti,s au\ déµar1cments comm,• de, rno1hlre:;, allaienl e11lrer, 1our ain,i dire, au cœur du vais, qui les ,errait à rœu, r,•. qui l1•sjugn1il el bientôt le, aimerail. )lais cc quïl y a de• plus Lrble, c'e:;l qu'il peine la Gironde eùl-elle lai»é au, )lo11La!(11.1rdsle r,•tloulalJlc 11rivilè~e des n,i,,iom-, elle pril peur l'l s'applh1u,1 il les rai• mni, r. D,-s lettres furent Pnrnyée;, notan11nenl par S«lle, µour di·no111·er à leu,· ùéparlrmenl le, comrnis,aires. Ain,i, en celle cri,e I rotliKieuse cle la lil,erté el tic la n:ilion, la Gironde ne,.,, hornail point à 11c pas aKir : ell•• es,ayail de frap111·rto11L1•a,·tii,n cle tlbcr(•dil <'làïmpui,~ancc; elle devcnüil ainsi un darn.:1'r •alional. rt c·1•:-.l'in~- tinrt •'e con,,.nalion de la nation révolutionnaire qui, tians qn,.Jq11e, "·111.,ine,, l'dirninera. Si ,raiment Si1•~è, était le conseiller ocrulte ùt• h (iirond,•, il a 11,urp•• sa r,·1u,mmi"•t! de pe11:-,cur. llobe~picrre, pour caracli'•ri..cr ~11n arlion ~out,•r11ii111•f'L sil(•n,·iru,r, l'a appl'lé, au témoignage ,1,, 11,ll'f,rt'. « la taupe de la l\é,olulion •· El lt• 1110L,i•rail plus .rai eneorr si 1.1la11111•èlail an11;.:le. Qu'éta l ccl obscur chc111inem,•nl clïntriguc nlinu,cult• da11s la v.i,lc cu11,ul- •ion qui secouait el ~oulevail le sol? Vcrgniau,I aussi, dont lï·loquence élait plu:; ;1111ple1111cla pen:;èe, fil preurn d'un,! étrange médiocrité de sens poiili11ue lors4uc, Je 1;; mars, dans un 1li,co11rs tri•, ~clalanl et très préparé, il , inl rl'prrndrc les éYcnements du 9 cl du 10 el dènoucer tout 1111 plan d'insurrection. Oui, il y avait it Paris des groupcwcnlo réYolulionnaire, qui ,oulaicnl at,cnler à l'intégrité de la CoD\entiun et frapper la Gironde. liais à quoi ,ervait-il de >ignaler un Jail évid,·nt, éclatant·? El ù quoi ~c1·vail-il aussi de demander qu'on inslilnàl des pour,uilc:; • La Co1,,enlion av ail bien donué au minblre liaral l'ordre de re-

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