1132 HISTOIRE SUCIALISTE • L'él'ac11ation ùe la Oclgi4ue c;;t l'œuvre de la faction impie qui paralyse la Conrention nalion,lle et déchire le sein de la République; les succès des ennemis dr la France sont dùs au traitre Dumouriez et aux menées odieuses des Roland, ùcs Brissot et de leurs amis, il raut donc s'en débarrasser à tout prix. >> Les sections de Mauconseil, des Lombards, du Théâtre-Français et des Quatre-:'fations adhérèrent seules à l'adresse. Le mouvement n ·aurait eu quelque chance do s'élargir et d'aboutir que s'il avait été approuvé par les Jacobins cl par laCommune. Aux Jacobin~, des tédérés, quelques militaires essayèrent en ,·.1incJ'cotratner l'assemblée, elle se sépara dans le tumulte et la confusion. Varlet se rendit la nuit au conseil de la Commune. Il affirma que les Cordeliers arnicnt décidé les sections, que les Jacobins n'allendaient qu'un signal ùu poul'oir légal. Ni Pache, ni Chaumette, ni Héhcrt ne cédèrent à ses inslançes. Le coup rél'olutionnaire était manqué. Les forces insurrectionnelles tentèrent cependant un retour offensif. c'i'ayant pu dominer la Conl'ention et re!Trayer par le soulèvement du peuple, elles se rérnlurent à agir directement sur elle, , t dans l,1séance du 12 mars, les délégués de la section Poissonnière, paraissant à la barre de l'Assemblée, commencèrent à lire le discours que le pré,idenl de la section al'ail, le 8 mars au soir, adressé aux commissaires de la Convention. Mais à peine avaient-ils dit qu'il fallait arrêter Dumouriez, qu'ils furent interrompus par une protestation violente el unanime. • Ce sont de, calomniateurs, des intrigants et des tra!lres. lis veulent perdre la patrie, ils sont les àgenls ,le l'étraugcr. » Par fàcheuse aventure, les pé li tionnaires, dans le désordre d'un mouvement improvisé, àvaient pris un drapeau sur lequel, d1,ns un angle, étaient brodées des fleurs de lis. Scandale el indignation. Jamais l'éloquence d Isnard ne fut plus acerbe. et Mar.il, bondi5sant à la tribune, exécute les pétitionnaire:;. « li s'abandonne, dit Morlimer-Terneaux, à l'entrainement général.» Non, c'était la suite de toute la politique prudente et profonde que j'ai caractérisée. « Quelles qu'aient été, dit-il, les liaisons politiques de Dumouriez, quelles qu'Jienl été ses relations avec la cour, je le crois lié au salut public depuis le 10 août, et particttlièremmt depuis que la tête dtt tyran est tombée sous le 9/aive de la loi. Il y e,;t lié par le succès de ses armes. Le décréter aujourd'hui <l'accusation, ce serait ouvrir aux ennemis les portes de la République. ~lais j'ai à vous dévoiler un complot horrible. Il y a déjà plusieurs jours que <le, suppôts de l'ancienne police, aux ordres, sans doute, des agents ministériels et des députés comre-révolutionnaires, excitent le peuple à l'assassinat. Qu'on lise la pélilion de la section Poissonnière, vous y verrez qu'on y de111a11dlea tête de Gensonné, de Vergniaud, de Guadet. Ce serait 1111 cl'ime a1r11cequi ne tendrait à rien moins qu'à la dissolution de l'Assemblée. Moimôme je me suis élevé dans les groupes contre les assassins. Je me ,;uis
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