111S1'0111E SOCIALISTE 1111 dans les cafés pour di'clamrr contre la députation de Paris. Le soir même, le sieur Plai,anl de la Houssaye se rcndil au club électoral dont il est membre, el il déclama avec fureur contre l'Ami du peuple, qu'il accuse d'èlre l'ennemi de la patrie el le principal auteur de la réception qu'on avait faite aux péti· tionnaires. li avait aposté plusieurs aboyeurs el aboyem;es dans les tribune,, qni firent chorus avec lui. J'ai déjà peint cet intrigant qui faisait les fonctions ,te prè,iùe;1t de la députalio n. • Toul ce qui était dirigé con lre la llontagne, tout ce qui pouvait la dimi' nuer ou la compromettre était donc, à .:elle date, suspect ou même odieux à )larat. ~!ème quand, après l'imprudence de son article du 23 février, les« patriotes• ledél'e11ùirenl mollement contre la colère et les demandes de mise en acwsalion formulées par la Gironde, il le leur reprocha al'ec amertume, mais comme on reproche une défaillance à nn ami, sans aucune pensée de rupture. « )tes chers collègues, leur dit-il, dans son numéro du i'' mars, ce n·e,t pas pour moi que je prends aujourd'hui la plume : c·est pour vous, pour votre honneur compromis par l'étrange discussion que vous avez laissé s·engager le 26 février sur mon compte, et l'indigne décret que vous avez permis à la fa~lion criminelle de rendre contre moi. • Depuis que la réunion des fédérés au~ Parisiens a fait triompher le parti patriotique de la Convention et que les complots éternels des chefs de la faction criminelle ont ramené plusieurs honnêtes députés égaré,, vous faites la majorité, et il dépend de vous d'arrèter Loule m~sure dé,astreu,e, dé prh<•nir tout injuste décret. Or, il n'est aucun de vous qui ne soil conrnincu que les meneurs des hommes d'État se sont prévalu, d'un pa.;sage d11numéro 133 de ma feuille I our exciter le pillage ùe quelques boutiques d'épiciers, et m'accuser ensuite perfid emenl d'ètre l'auteur des désordres qu'a mil préparés la rapacité des accapareurs, et qu'ont amenés les sourdes menées des émissaires de la faction criminelle, de concert avec les émigrés el le0 autres contre-révolutionnaires. Cependant, loin de vous élever contre celte perfidie, et de dévoiler celle trahison, vous avez sou!ferl qu·un décret inique et infamant renvoyât la dénonciation aux tribunaux criminels ordinaires, et chargeât le ministre de la justice de poursuivre les instigateurs, lesauteurs et les complices des désordres qui ont eu lieu le 2:;, comme si ces désordres pouvaient me regarder le moins du monde, comme si une réflexion politique, une simple opinion pou l'aient être un délit. « Je sais bien que le décret rendu à mon égard est uul el qu'il ne peut avoir aucune suite. Je sais bien aussi qu'il n'est déshonorant que pour ceux qui l'ont rendu; mais les scélérals qui l'ont lancé ne manqueront pas de s'en prl:valoir pour i11duire e11erreur nos frères des départements, pour me calumnier de nouveau, pt>urvotts dénigrer, pour se 1·éltabiliter dans l'opi11io11 publique, el perdre la patrie at·ec pltt• de facilité. • Comme on sent qu'il ne veut plus être aux yeux ùe la France le monstre,
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