l!IS'l'O!RE SOCL\LISTE rl":1c se tirer de la partie dé,espérée dans laquelle il sP trouvait que par les projets le, plus audacieux. » Voilà l'aveu du crimr. Dumot1rirz reconnall qu'il, ùl été plus sai:e cl'orµani,er fortement la dNensil'e sur la frontière du è\ord en att ..n,lanl que l'a:-mée réorganisée i:ùt prendre l'ofTensiw. Sïl ne soumit pis ce plan, c'c,t parce quïl craignai l, dit-il, r!Nre accus(• de lâcheté cl de trahi-on. Qnïmporte? son devoir était de faire connallre l'étal ries cho,es, et il n·al'ait pu, le droit de risquer sur un coup de dé aussi avenluren< la fortune de la F.-anre el la liberté. Qui sait d'ailleurs si la Révolution n'eût pas écoulé sr, con,eil, > il· avait ,•ncore rnr ellP de très grandes prises. On peul dire qu'il ravait comme ensorcelée. Elle allenrlit, pour se détacher de lui, avec rrf:rel, avec dèsespoir, l"éviclenc•' C(ro,,ièrc <le la lrabi,on. Lui-même n'e,t pa,; sùr que son plan eùl été r,'jelé: mais il avoue qu'il reùoulail encore plu,; rnn a,loplion que -on rejet. Il redevenait un ~énéral comme les autre,, dépouillé !lu prestige de la victoire continue: il était obligé de compter avec les lois, avec la volonlrdu p:iy,, elc'esl cela qui lui était intolérable. A vrai dire, confiant en lui-même el en la destinée, il e,pérail, malgré tout, réus,ir en Hollande: rt il rroyail pouvoir revenir à temps, avec son armée victorieuse, pour couvrir Je, Pays-J3as. ~lais il y a,ait dans celle entreprise tant de chances contraire, que, plus tard, quand Dumouriez eut décidément trahi la France, les co·1li,és ,upposèrent que la trabbon remontait aux premiers jours de fénier el que Dumouriez avait ronrluil son armée en Hollande dans l'intention délihl•rér de découvrir les Pa)s-Bas et rl"ounir Je, voie, 11l'armée imuériale. c·e,t une bypothi•-e fausse: Uumouri,,z a,ait besoin de la victoire pour jouer auprès de tous auµrt" de la i-Palilion comme auprès de la France, 1e rôle quïl -e réservait. LÏ\ rer so11armée, c'etait livrer son gage. El toute défaite, en atfaibli-sant son prc,ti::e, nuirait à ,es comhinaisons. 1lais ce qui est terrible pour lui, c'est que rcnnrmi ail pu lui pr~ler un ,emhlable des,ein. El bien que dans ses JlémoirP, Dumouriez développe un plan tout contraire, je me demande si, tout d'ab,ml. en avril, q·uarnl il se ful rendu auprès de 1'ennemi, il ne laissa pas s"accrérliler, au moin, par son silence, celle légende déshonorante pour lui. Le baron de Steding, amha--acleur rie Suède à la Cour de S11int-Pétersbourg, écrit au duc de Sudermanie, régent de Suède, le 26 avril: « L'imp, ratrice (ùe Ru,:;ic) a reçu, à la fin ùe la semaine dernière, le plan qui avait été concerté entrr ~ni. Clairfayt {général autrichien) el Dumouriez, ,raprè, t,•11uetce dernier a agi, depuis le commencement de cette campagne. L't1llaque de la 1/ollande, les dispositions des llrançais sur la .lieuse et wr le Rhin: tout a•·ait ét1' concerté depuis lon{Jtemps. Cependant la cour de Vienne n·en avait rien communiqué ni à celle de Sainl-Péler,bourg ni aux autres puissances co3li,ées: ce qui ét.ait très prude11l, a beaucoup déplu ici. Toute celle intrigue avait été conduite par Je comte ùe Mercy, et !',ni. Co-
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