HISTOIRE SOCIALISTE 1060 mais la Convenlion s'esl conlenlée d'ordonner l'impression du rapporl, et l'envoi de trois commissaires il Lyon. « Il est facile de reconnaitre aux trois noms qui ont èlé choisis l'esprit de parli qui anime mainrenant le bureau: ce sont Ro1ère, Ll>gcndre et Basire. Avec celle partialilé, on éternise les trouùlcs, car on excite les passions au lieu de les calmer. » La Chronique de Paris se l1orne à insérer, dans son numéro du 2ï février, une lettre de Lyon qui gémit sur les fautes des deux partis. Elle glorifle Nivière-Chol qui fut « seul élu à la satisfaction el par le vœu libre de tous les citoyens. • Elle dénonce les exaltations de Chalier, les « molions WJALtt;;l-t Procureur de la Commune de Lyon. (D'après noe estampe du Musée CarnavaleL virulentes et in!amanles », les visites domiciliaires: mais elle déplore que la foule se soil laissée enlraîner par repréôailles à des violences contre le Club central, contre la statue de Jean-Jacques. El elle finit par un aveu de découragement et d'impuissance. « Quel sera le Lerme de tous ces maux? Quel en sera le remède? Je l'ignore. Je vois les esprits s'échauffer ... , les partis se menacent, se mesurent; on s'espionne, on se craint, on se fuit. Vous voyez les torts de l'un et de l'autre parti, Je n ai pas voulu les pallier el je veux encore moins les juslifiPr. Je me contenie de gémir sur tanl de désordre el d'en maudire les aulcw·s. • Ces faux sages, en effet, se bornaient à gémir, quand il eût fallu agir, sauver malgré tout la R6vol11tion. LIV. 299.
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