1008 IIISTOlll.B SOCIALISTE rurs la ~tntm• cle Rous~eau, la ùris~rent et mirent le rcu à l'arbre de la liherté. Les Gironclins, débord(', par la violenc•' du mou,·enwnt royali,te cl ronlr<'•ré\'olulionnaire, oppo,nienl en vain 1, cette fureur de;; conseils de mo,tération: • :i'ous ne voulon, pas la lôtf' de Chalier: nous voulons rcspect,·r les pt•r-onnes et les propriétcs. • ~lais ils étaient tout au bord d'un abime dt' réaction. Celle journée servit Chalier el la municipalité, car elle révéla à tous les forces tic contre-révolution 1111iminaient la cittl. Ni\ière-Chol comprit qu'élu des royalistes il Rerait leur prisonnier et leur instrument. Il se démit de nou\'eau. C'est encore un Girondin, le médecin Gilibcrt, qui Cul élu. ~lais la municipalité avait rclroul'é toute son audace. Le procureur Laussel accusa le nouveau maire d'ayoir pris part au momcmenl factieux contre le Club central el le fil arrêter. Les ré10lulionnaires lyonnais multipliaient les appels aux Jarohins à la Convention, et ils y trouvaient des points d'appui. •rallien, dans ~on rapport du 25 février, était très favorable à la municipalité: il dénonçait la contre-révolution lyonnaise: « Ci-devant nobles. financiers de hauts parages, prêtres réfractaire~, mécontents du nouvel ordre de choses, Lous se rassemblaient à Lyon. lis y trouvaient ce que dans leur langage, ils appelaient la bonne compagnie. Les plaisirs, le luxe de Paris les y suivaient: ils se trouvaient là dans leur élément.» La Comentiôn décréta l'enYoi à Lyon de trois commissaires, pris dans la ~lontagne, no,ère, Legendre et Basire. Les Girondins marquaient bien leur mauvaise humeur, mais timidement. Le journal de Brissot dit (numéro du 20 réHier) : • On sait que des visites domiciliaires générales ont été faites dans la ,me de Lyon par la volonté du Club central; on sait qu'abreuvé de dé;oùl le maire avait élP, forcé de donner sa démission; on sait que le parti cordelier triomphait, et que déjà il se promettait d'envoyer un renfort à ses bons amis de Paris peur purger la Convention. li parait qu'une réaction terrible a eu lieu. :'ious n'en donnons rncore aucun détail parce que nous ne pouvon! en certifier aucun. "\ous invitons les patriotes à suspendre leur jugement sur les récits qui paraissent en divers sens, el surtout sur le rapport que Tallien a fait aujourd'hui, au nom du Comité de stlreté générale. « Tallien a parlé, non pas a1ec l'impartialité d'un rapporteur, mais avec la passion d'un correspondant du Club central de Lyon. Son rapport nous a semblé semé de contradictions, el l'auteur n'a lu à l'appui aucune pièce originale, il avait se;; raisons; car Chassé, qui les avait lues, a soutenu qu'elles étaient contraires au rapport el demandé qu'elles fussent imprimée•. Cependant il propo,ait d'approuver la conduite du Conseil général de la Commun de Lyon, conseil presque entièrement composé de membres du Clubcentral,
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