Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOCIALISTE 1041 les marchands jacobins pas plus qu'il n'y a,ait eu de parti pris de les allaquer spécialement. Chaque observateur, selon le ha•arcl des faits dont il avait été témoin dans un mouvement <'tendu cl confus, croyait dém,'lcr telle ou telle tendance: la 1ôrilé est que le mot d'ordre était: • Contre Lou,, qu'ils soient Jacobins ou Feuillants: ils :;ont tous des marchands. " C'est précisément cette in1li1Térenccpolitique à l'égard de la cla"e mercantile qui caractérise la pens11e de Jacques l\ou,. Les J.1couins ,oic1ll plus juste, 1 or,qu'ils signal, 111 que les quartiers les t.scR.lllR E:'li YAll!::\l"'E DE. C,uULUt DE~)IOUISI. (D·.o.rrb uo docnmeot du :Uui.6e Carn:l\·t.lct). plus anciens ne bougèrent pas: et ceci est une confirmation décisil'e de ce que j'ai dit plus haut sur le caractère petit bourgeois du mouvement de février et du parti nouveau : • Une circomt,mce très remarquable, dit l'adresse, c'est que les quartil'rs où le civismr est le plus ardent, le peuple moins ai.,é et plu~ nombreux u·•n 0111pas 1·es.1e111i tes POets. Dans te faubourg Saint-.lfurceau aucun 111arc/11111d n'a t'lé inquiété: c'est en vain que des protestataires, à la tête de femmes ve1t11P.sdes quartiers éloignés, se sont portés au faubourg Sai11t-.l11toi11e:ils n'ont pu 1'11/rainer les bom et viyow·eux citoyem qui l'habitent. Voilà le peuple de l'aris. •

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