Jean Jaurès - La Convention

l!ISTOinE <;OCL' ',!:'"•: 10::(l ~r~ journau\. ùi:--ail : « Yoili.LhiPn l'tllel de~ pr{·1lit:ilio11..; anardf~tPs '. On n'a pa, re,peclé les per,onnP< en septPmhre: 011n<' re,p1•1·t,•1,a, la prn ri<'1,·, <'Il fr,rirr: c·e~t logique.>> Les Jacohin'.-i ~·cm1Jre~'-t\n·nl !Ir ck..;:n1,u,·r le JtWttYe~ ment el fie dl•~a~Pr leur rf'spon.:.:tl,ilitt'. El il e'-l ,r,li qu'il-. n'y l•:ni,•nl ponr rien, qu'i~ ~•ait mêm~ rn ,ani1• <liric:,· M11t" ,.u,. Leur ta~tiq11e fut f!e IP dénoncC'r conImc t11w rnanœu,-rc <IP'-c,inl1·e-rl·,olutiunuairr..; l'l cn'llJllP nrw intrigue d(•s Giron,lins PU\-n ,\111e,. l\ohe,pierre 11·0,:1 r•a· 1icr Il ni a fait le caradt\re po11ula.ire du n1onY nwnl, mai:.--a1 r~:--ravoir un momf'ul rc1·onnu, il in,ista longuement snr k co111ploL <ll' la conlrr-ri-,ol11li1,,i . .-\ Yrai rlire, la Rérnlntion était per1lue. si, ,ou, prétexte de répr;mn l'~r u ,irt·nt<'11t, r,l!p lai»ail le peuple entrer dans la voie du pillat:r. ou ,i même elle lai-sait éh1w1ler toute la proprit'lé ava11l qn'un système nou,·ean fût 1,répar,· cla11Sla ,ocii•lt• Pl dan, les espr•ts. "Comme j'ai lonjo11r, ai i;é l'h11inanité, dit l\ol11•s1,ierre, el que je n'ai ja ai, cherché à flallt'I' pPr;o1111e,je vai, dire la ,·frilt'•. Ceci e,t nm• trame our1li<' contre le, patdote, Pux-nwnH•-. Ce ,or,l le, intrigant- q11i ,p11 ·11l perclr • le, patriote,. li y a dans lt- r1r11r d11 peuple un -enlimrnl jusl,' dïn,ligna:ion. J':ti soutenu an milieu rle, prr-écnlenr,, N sans appui, que le p,•11ple n·a jama's tort; j'ai osé proc 1 me1· ,•plie ,·<-rité da11, un Len ps où r·lle n'était pa, encore reconnue: le cour, oe la Hè1olulion l'a dt'·vrloppéc. " Le peuple ~ entendu tant tlt' f.,b inYoqu,·r la loi par reu, •Jui ,oulaienl le mettre sou, 1Pjou!( quïl ,e n11•fiede ce lan!(al!'e. • Le peuple souffre; il n'a p·•,; , n, ,,,.,. rer11eilli le fruit rte ,on tra,ail; il est encore per--écuté par l<-, r't'l1c,, Pl les riches sont encore ce qu'ils rurc·nl toujour,, c·est-à-dire durs cl impiloya"l,•s .lpp/1111di«emrn1,,. • Le peu pl" ,·oit l'insolence de ceu, q,li l'ont trnhi : i voit 1:, formne arcumnlt<-1• lan:-l-r:urs mains . .il ,enL sa mi~èrL', il ne ::;eutpas la 11i'•:•(\\",ité d,~ pren~ d: r le,, moyen, d'arriver au but. el lors 1u'tln lui parle le lan;a~" tl,• la rnison, il 11'écoute que son indignation contre les riches, et il se lais-,• eutr:itner dan, de fau,ses mesures par ceux qui s'emparent de sa cunfiaoce pour le perdre. « li y a cieux causes: la premi,,.re, une disposition naturelle dans le peuple it chercher le, moyens de soulager sa mh-ère, dispo,ition naturelle Pl légitime en elle-m,'me; le peuple croit qu'à ùë(aul de loi protectrice il a le droit d,, veiller lui-m,'m" i, se, propres hesoin,. " li y a une autre cause: rl'llc cau,e, ce sont les de-seins perfides cl,•, en1wmis rie h Jiherté, de, ennemi,; clu peuple, hien comaincus que le sru moyen de nous livrer aux puissances étranghes, c'est ,.'Jlarmrr le pe11pJ,, sur se, snùsi.,lances, et de le rendre ,ictimc des excès qui en r,·sHllenl. J';u été moi-même témoin des mou,·ern»nts. A côté de rilo)1·11, honnêtes, non, avons vu des étraugers et des hommes opulents re,Nus <le l'hal,il respectable des sans-culoltes. Nous en avons ent,•n 1u dire: " On nons pronwttail l'abon-

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