Jean Jaurès - La Convention

IIISTOIRE SOCIALISTE i037 franchises et de toute la protection des Blats vraiment !ibres. La journéP du 2;; féHier fera replier leurs voiles: ils ne Youdront plus habiter un pays où la propriété de l'honn~tc homme ne ,oit pas re,p~clée. • Mais c'est précisément tout ce puissant e,rnr du grand commerce qui troublait en ses habitudes le centre de Paris. t.:ne acliYilé économique fébrile bouleverrnil les intérêts : • On bt11i1 dam toutes les rues» di,L•nl, en mai, les Révolutions de Pal'is (n° du 4 au H mai). El dans les rnai~o,., nouvelles, ce n'étaient pas seulement de somptueux a!)p,11te111entsbourgeois qui étaient E:scmEa s~ FAÏBNCB DB Cu11u.B OES)IOla.1ss (vu di face). (D'après uu document du ?Jus6e Carnanlet,) aménagés; c'étaient de vastes manufactures et de vastes dépôts qui gênaient doublement les artisans par la concurrence du produit fabriqué, par l'absorption de la matière première. La plainte des • compagnons », c'est-à-dire, ici, des pelils patrons ferblantiers, que j'ai citée, est tout à fait significative. C'est pour ceux-là, autant au moins que pour les ouvriers, que travaillait Jacques Roux. Et il ne faut pas que le pillage téméraire de quelques pauvres boutiques, par une foule déchainée el mêlée de coquins, nous cache le vrai sens économique el social du parti nouveau. Jacques Roux défendait la petite bourgeoisie et l'arti•anerie contre l'accaparement des matières et la concurrence des grands marchands, comrue il détendait les prolétaires contre la hausse des LIV. 295. - IIISTOJRS SOCTALIST-!. LA CO:iVE:iTlON NATIO:'i'ALE. UV, 295. c,

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