Jean Jaurès - La Convention

UISTOJni> SOCIALIST~ 100:) des formes nouvelle, d'industrie, de, source~ nouvelles de riche;se. li ne parall pas comprendre que Loule l'ancienne clientèle fainéante des nobles et des moines doit être maintenant absorbée par le service de la prortuclion, sou, peine d'entrainer de nou\'eau, par le seul poidsdr son inertie, la société à ra11cien régime. 11 semblen·avoiraucun pres,entimcntde l',1clivilé nouvellr qur la cle:;lruclion des corporation-, la vente du domaine d'É;li,t•, l~s pro,rè~ dt-Jà sensibles du machini~me, les hardiesses grandis,anles de la science vont imprimer à la sôciélé is,ue de la Révolution. Le devoir de l,t démorralie révolutionnaire à ce moment éiail d'assurer à Lou, les citoyens, à tou, les sans-propriété, drs 1:,nra11Liescontre l'oppre,sion et l'e, ploilalion des rirhes; c'était, par exemple, d'organiser .la vasle mu Lualilé rnciale r-quis•éc par Condorcet; ce n'était I as d'arrèter l'essor de la riche,,c créatrice. 011dirait qne R1baut Saint-f:.tienne se figure les riches du monde moderne comme des abbés l~î•1ues, qui onl hérité do la clientèle de l'Eglise et de ses de1oirs d'assislanre. Au demeurant. il semble hésiter à limiter par 1~ loi la pui«an>e de la fortune; c'est surtout sur des moyens moraux qu'il compte. et dan, une deu,ièmc lcllre, il prtlconi$Csurtout la simplicit6 de mœur, dl•, quaker,, les habitudes de simplicit,· des juH- rie l'ancienne loi, groupés autour du Temple, et il espère que des fètes publi~ues qui rapprocheraient riches et pa111resaideraient beaucoup à l'é 0alité S()Ciale. Et pourtant, si anodines que suie11l les id, 1es de l\abaut S~i11t-Eliennr, ,i puériles cl même parfoi, ~i rélro;;radcs. elles témoignent du Lrav.lil des Co• prits. Des modéré, prirent p,•ur de ~es thcorics sur la propriété. Rœùer~r lui rcpréscntaque si lasociétè p•mYait, au delà d'une c~rtainc fortune, se sulHitueraux proprié!aires individuel,, cc serait la spoliai ion N l'anarchie. Dan, ,a réponse, Habaut in-iste sur la suhord'nadon nécessaire de la propriété au pou.-oir social. • Quand j'ai recherché si la ;oti lo n'a,ait pas le rtroit de disposer 1lu supernu de la fortune des citoyens pour le besoin de la chose publique, j'ai pensé qu'elle le pou,ail, je n'ai autre chose à faire que d'e,po,er mes mol!< « Je dois d'abord faire observer que, p11r la rt'publiqur, f11i entenr/11 le 9mtt·emr111n1t déuwcratique, tous le, auli'e, qui portent le 11umdr ri1p11b'i1111e sont 11ri,tocratiq11c, uu m,xles. Or. j'ai prn,i' qur le 901wer11r111e111dé11rncratiq11r 11e peul subsister /0119temps av,c l'immrmr i11·'galili' des (or//lJW>', parce qu'ellr produit d'autre, i11-'911fit,:,en numl)J·e toujuur, croissa111 et dam 11111' proportion indi'/i>tie; e11,11,1e, que da11s 1111 temp, plus ou 111oi11s é/oi911é, LA NATION SE TROUVE Dll'ISÉP, E' DEUX CLASSES. Le pruple /i11il par n·e1re plus r,en, si mh1te il ,ie di"vimt de la pop11lace, dP la ca1111i/lr.Alors le gouvel'/1emc11t démocratiq11e est détruit, la rép11bliq11e,.·existe plus: c'est de farislocralie. c Cependant, comme on s'occupe dans l'époque actuelle à e,aminer s'il est possible d'élablir un gouvernement démocratique en Fra·1re, il est perlllis

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