Jean Jaurès - La Convention

1008 IIISTOII\E SOCIALISTE ce qui sera il un vice sous un gouverneme11t ùes potique serail peul-être une \'Crlu :sous u11gou"ernem1'11t rèp111Jlicain, parce que dans celui-ci chacun cl chaque chose sont à tous. J'i11di1ue moins ici les exemples que les principes, et ce que lels légish1leurs ont fail que cc que les nôlres I cuvent faire. La fortune arrive au, homme,; par un certain nombre de canaux; la loi doit en ouvrir pùur la foire écouler. Celle comparaison C\pligue 111a pensée. « Le légi,latcur peut encore régler !"usage qu•J chacun doit faire de ses richcs,e,. Pour cet eiTel, il peut rendre inulile le superflu; il y en a plusieu,·s moyen,. « D'abord ces cho,cs-là s'élaLli,senl d"clles-mèmcs dans les républiques où les nrlus rnnt honorée~, je ,·eu:- ùire réco11,peusées par les lois, car le désir de !"estime se ctirig, a11L1t•rs un légitime uhjel, il se tlélourne des objets 1icieux. Quand la première place en 1>ublic est destinée au plus homme de bien, cc u·est plus par un riche h.iLit qu'elle est briguée. Auôsi l'un de, plus grands mo_,·ens d"élablir Je, 1ertus dans les républiques, c'est d'y mettre, le plus ,ou vent quïl se 1,eul, lvus le, citoyen; suus ks yeux les uns des autres. J'o,e recowmander ce sou,enir à nos législateurs; i·o,e même dire que je ne leur demande i:,a, da,anlagc. « Les élablissemP11l, publics peuvent devenir en même temps !"écoulement naturel du supcdln des riches, soit qu'ils le do11n,cnlvolo11laircmcnl, soil que la loi le leur dem ,ndc. « Ils le donneront YOionlairemenl quand le d,m sera une gloire, quand l'établissement sera ,crtu,•ux et ulilc, qu;in J ils jouiront eux-mêmes de leur bienfait. Nous voyou,, par le fanatisme de; dons rails ü l'f:;;lise aux ~l' el xn' siècles, ce qu'un pourrait obtenir de l'enthousiasme de; dons faits à la pairie. « Les riches donneront encore leur supernu lorsc1ue, le magistral ayant une dépense extrao:din iire à foire, la loi 1oudr,1 qu'il puis,e lï111poser sur ce superflu avec tout !'e que la reconnaissance pllblique peut donner de récompen,e. li est plu,ieur;; de <:esmoyens ingéuieu, que !"amour du bien public inspil'er,1. • Enfin, le légi,;'alèur 1,cul trouver d"S moyens def.iir~ écouler le wperflu 'tlu riche dans le déficit du paull'e, non par ces p iuvres élablissemenls qu·on appelle hôpitaux. où !"on sème dans le sable, mais par les ateliers de travail, où l'on sème dans un terrain qui permet d'abon,lanles récvltes. • Voilà toul ce que j'ai le temps de tlirc aujourd'hui; je le livre aux . penseurs, el j"y reviendrai une autre fois. Quant au, lois à faire sur les héritages, sur les teslamenb, sur le; dols, sur les donations, je u ·en parle poiut, tout le monde sait cela. » Au rond, ce sont des 1·nes assez médiocres. Rabaul ne parait pas songer du tout au développement de la production. Il oublie que les capitaux accumules doivent serl'ir à rendre l'agriculture plus progressive, à susciter ,ans lin

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