1010 IJIS'l'OIIU> SOCIALISTI> au spéculat~ur puliliquc de rechtrchcr ll's lois qui pOUl'aienl le rennre durable. J·ai indiqué plu-ieurs de celles tJUi maialientlraient l'égalité, el j'ai tlll rl•cherchcr, JJar con,ét1ue11l, celles qui prclieudraicnl lïnégalité, el qui ~e pn cautiun1H'raicnl contre l'inégalité des richesses. Or, ,oici comment j'ai r,1bonn,•. " Lhomme apporte dans la soci,'lé ses bras el ~a personne pour les soumettre à la prolccliun commune. Dt•, propriétés particulières se compo,e la propriété g,,n rait!, comme la lorc1• général<" se compose des forces palliculi(·rts; c·e,t du concours de ces moicns réu11is de forces el de biens que se compose c11ll11la 1,uissance comn une. ~lais la société ne peul accorder sa prot,•rtio11 qu'aulanl qu·e110 pt"ul di,JlOser <i<"Slorccs el des Liens de chacu11, donc ces forces el ces bien" so,,t à la dis;;osi1ion de la société. « Ce qui exbte dan, il' droit existe au,,i dans le fait. C'est ainsi que, quoique notre force individuelle soit notre propriété, la société peul cependa11l en di,poscr au ))Oint de nous ordonner de la consacrer Loule entière, de mourir, pour aider la chose commune, ou pour la sauvet·; elle dispose aussi d·un,• partie lie ,.os furluntS pour le maintien de la ré;,ulJlique. Comment o-er,1il-on ni,•r que la lui pui-se di,p,,,er de ma fortune Loule entière, JJUÎS· qu'cll,• di,pose de 111a per,unne l•,ul!' cnli•'rc, propriété bien plus importante qu,· r,•lle de mes richesse,! ~e pr,·111lremon bien n'est donc pas plus un attentat à ma proprii'IC•que me prendre ma <ie n'esl un allcntal à ma vie. • Ce sont clone ici des conlrihulions que la lui ordonne; car soit qu'elle demande à ma commune cent hommes pour l!•s faire tuer par l'ennemi, soit qu ·,·llr lui clt"mant1,,c!'nt millr franc, p, ur équiper ces hommes, elle ur fait qu·u,er du tlroil 1\t• la ,ociélé de tlispo;,er des homme, cl d, s biens lor;que le ~alul puhlic le ,lrmandr. • .\pri·, arnir ainsi pv,é le prohl/>me ri!(ide, je ferai observer combirn je ra,loud,-ais, quand j<' tlhais : • Le légi,lateur P<'ULencore établir des lni5 • 1J1·i•cb1•,rnr le ma,i111um de fllrlune qu·un homme peul po,séder, au 1ldà tluqtlt'I la ,ociéli• prend sa 1,la,·e, el jouil ile son <lroil. • Or, je n'entendais 1as qu'au riel:\ de cr ma,imnm la société pouv ,il saisir ,ur le surplus pour en (or111cr11111ré"11·011 tm dirnnine. nwis •rult ment que ce ,erait là qu'elle irait demander l•·s co11l1il,ulion, e\Lraortlinaircs dont elle au rait besoin; je m'en expliquai plus IJ;1s. • You, ne tr,,mrrez là qu'une lri's graudejustice. A A lhène,, où le gouvernement Nait !1/>mocraliqur, on ne demandait 1ien à celui qui n'a<'ail que tant de mines de rrvenu. c'{,lail son nécc~,aire; on con mençail à ceu\ 41,i a<'aicnl dn rnperflu, cl l'on augmenlail ,-raùucllcment la taxe à proportion ù,• l',,nitmcnlalion des fortune•, en ,orle que l'homme très riche paiail beaucoup, l'homme mvi11s riche moins, cl l'hon me à r,,·enu modique ne pay.. iL rie11. Ce ,ysl~me est 1,roposé aujourd'hui, cl très vrai-en blablcrueul il ,era nùopté. ~t,i, il en résulle r,ue, dans .les cas eJ/rao1·di11aires el i111prét-u1,
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