!IISTOII\E SOCIAI.IS':'E W9 nous tendons au même but. :-.os drlih..ralions sont bruyantes; eh! comment ne pas s'animer en disc11t1nt ct·au,si grands inlfrêts? C'e-l la passion du bien qui 11011,a::;-ile il ce poinl; mais une fois le clécre1 rendu, le bruit finit et la loi reste. • r.•, 1tait nnr mai;aifique illusion ùe concorde, cnr tout annonçait de grands el psorhains dérhir•mPnls. La mort oc Louis X\' 1 a,ail C\allé la passion révolnli"nnaire. Elle avait rail goùter à la Ri•,oluli"n la saveur am•'rc de la muri. Sous le coup des périls amonrelé, par la guerre extérieure cl les rlissenlimcnts il'lèrieurs, qurlqurs-uns commençairnl à se dire que la guillotine éta·t une solution, el qu·,,11e n·a,ail pas t'pui,é ,Jan, la mort du roi sa vertu pacifiante. c·c,l en fé,·rr,·r que le, Jacobins enl1>1Hle11tsan, prole,tation la sini-lre parole : « li faut promener en France I,• ra•oir national. • Pou riant la• nilloline n'éla L pas encor,' à l'or, redu jour. )lais l'idée '\"a!!UC d'en finir a,e,· la Giron,Ie commençait à se rrél'is ·r. L•• rroc~-- rlu roi arnit fourni ,·ontre les Girondin, un argumrnt terrihh• : « Ils arnil'nt voulu sanver le tyran.• Lrs groupements ré\'olulionn~ire, qui a\'aienl été si actifs de la fin de juillet à !a lin de ~eplemlm· 1i0~. prnrlanL tonte la péri1J,J,, du Di~-.\oO.t, el qni a,aienl Né amortis en,uile p.1r l'autorité ,ouverainc de la Convention se réunissaient cle nouveau el s'agitaient. Ils -e proposaient clr pe-er sur la Convention, ù'otitt,nir d'elle des mesure, ('lu• énerdques dans l'ordre économique et -orial comnw dans l'ordre po!iti1111e. ,\ ,anl le Oi, Aolll, la 1orce ré\'olutionnaire avait été formée par des délé,::11.., de, -rr·tinns el par !Ir, fédéri's appelé, à Pari-. Cetl·' force révolutionnaire dirigé,• ,urtoul contre la ro~aul~. ron•, ,, les TnileriP•, avait eu à l'égard . dr la Commune une allitutlr compliq11t1e el hahilr Elle J'av,1it lout ensemble dominée et nlili,ée. Elle s'était servie de la popnLtrilê ,uh,btanle uc Pétion, ,an,, .• lier à ,a f.iible,se. Il y avait eu une sorte de Con•mnne e,tra-1,•gale, fonctionnant à côté de la Commune légale, el s'en 8Pnanl a,anl de la rc111placer. Un moment, la Commune ré\olulio1:nairt' du Di\-.\oùl avait l'lê la mallre,,e de Pari,, et une drs force, principal,•, rie la Ué,olution. • F.n dèc,,mhr, 1i02 e jan1·ier 17iXl, la Cum111un1•provi-oire hérilh're ùe la Cnn,mune rérnlulionnaire ùu Oi\-A t11,avait i;ardt' encore une action a-,ez g-,·anùf; par son procureur Chaumelle et son rnl>-lilul Hébert, elle élail en communication avec les 1'lt•mrnt, 1•~r11lairc~. Elle n'avait plus pourl~nt a,, ..z de ,igueur, a..sez d'audace pour ~c drrsser c11nlrn la Conver:lion el ponr lui irnpo•er une politique pins harùil'. Elle était 1:n peu g-~née par le nrnirn à trndance giron1line, Chambon. Surl1J11t, elle a,ait tourné peu ü peu, comme tun, lt•~pouvoir• qui durent, à la légalité. Elle n,ail été pri,,• dan, le fvrmidahlc engrena~e de la Convrntion. App.-Iéc •ouvent à ln l,arre pour rrnùre compte de l'état de Paris, un peu troublt•e par le souvenir ,te, journéPs de septembre qui étaient désavouée, de toute, parts, elle n'l'lait plus carable d'un grand efTorl spontané de Révolution. llébl'rl, r.haumelte pouvaient bien
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