008 HIS'l'OIRE SOCIALISTE el de création sacrée, de liberlé et de force, de colère cl de douceur. Le Oamheau de la guerre, en une suprôme el prodigieuse lueur, révèle au loin l'l'l,'111luedes horizon,; pacifiques. t.:11 frisson souleva la France; en hien des communes le nombre des volontaires dépa,sa le coolingeot fixé. Parfois les jeunes gens se dispulèrent la gloire de p:1rlir. En une commune, ils planlèrenl une lance dans un champ, et les quatorze qui l'alleignireut les premiers à la course, furent désignés pour aller représeoler le Yilla:.:e sous les dr ..peaux de la liberté. Cel élan élait souleuu par la rorce de la ~cience et par d'admirables progrès tecbuiques qu'accélérait l'enthousiasme. J'ai. déjà. dit de quelle artillerie puissanle et habile la Révolulion avait hérilé. Gouverneur Morris, à la fi!l de décembrè 1702, eu avait constalé la force. .« Elle est, sans coutredil, la meilleure qu'il y ail en Europe, et ne cessera pas de l'être, pour deux motifs. Premièrement. le Fraoça:s esl de nalure meilleur arlilleur qu·aucun autre; allenùu qu ïl e,t dans son caraclère et, si je puis m'exprimer ainsi, dans son sang, d'ac:ir spontanémenl et ~ans delibération. De là, il est très habile dans les choses qui ùoivenl s'exécuter u'un seul regard et 'd'un seul coup .•. Deuxièmement, ces dispositions naturdles onl été cultivées. Les hommes habiles qui se sonl trouvés aulrefoi, a la tête des alfaires mililaires en France, ont eu le mérite de connaitre le c:t0a stère qu ils arnienl à manier. Ils ont donc cherché là perfection l;\ où les Fr:wçais pouvaieol ratteindre. lis ont renoncé à former ces colonne;; impo,aute:; dïnfaolnie, marchant avec la froide précision de la discipline allemande. li en résulle que l'armée française acluelle dilfère moins qu'on ne le supposera.i.L de ce qu"étaient autrefois les armées françaises. Le même esprit -d'enlhousiasme, le même mépris du danger, b même impéluosilé courageu,e et la même impalience distinguenl encore la nalion qui habite ce qui fut autrefois l'awieone Gaule. » Or, en mai 1793, Barère dit au, représenlaols en mission : • Il, ol>serv~ront, ils encourageront les é1011na111s pro.;r~s de l'artillerie, française. • Ainsi, dans l'armie qui se formait au commencement de iï93 pour luller contre l'Europe coalisée, la force de la Révolution, qui s'accordait merveilleusemenl avec l'impétuosité du génie nalional, étail complétée par la force de la ftil'nce. Non, les despotes n'auronl I as raison de la liberlé, et mêmesi la llnolution doit s'épuiser enfin par l'elforl prolongé de la lulte et par les déch re111e11tsinlérieurs, elle aura a,,ez vécu, a:;sez cumballu, a,,et créé, a,,, z ,ayonné pour qu'on ne pui,se plus dé:;0r1nais la séparer de la vie humaine. Isnard disail dans ~a sublime a<lre,se aux Prançais: • On vous rtil que nous sommes divisés. gardez-mus de le croire. SI nos opinion:; <iilîèrenl, nos sentiments sonl les mêmes. En nrianlsur les moyens,
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