lllSTOJnE SOCIALISTE vigoureux frappés par le peuple au ~Ojuin el au 10 aoOl avaient rf'lcnti au plus profond du pay~. et la force 11opulaire anit effrayé ceux qu'elle n'anil pas entrainé~. En \'~nd(·c, par e\l'mplc, où l'ancien m,lire Uelonehr, J,, ci-d,',,111t noble Ilaudry cJ'..\,son a1aienl souleni les pay,ans en juilll'l 1,!1:!, l'a,s.rnt de la conlrc-rérnlulion sur JJr..~.uirc ,enail d'èlre repous,é; tous les patriole, élaicnt en arme,. et les paysans c0ntre-rè\"Olulivnnaires 11·0,èrenl pas, à la fin d'aoùl, se rendre au, as,cmblées primaires. Ils n'osèrent pas participer il l'assemblée électorale qui se tint à la Ch/llai"1wraie le 2 septembre. Le, prêtres rérraclaires leur interdisaient d'ailleurs, com111eune compl.lisancc- au démon, toute participation à la légalité rérnlutic,nnaire. Ai:1si, au, élections v~nùécnne~, la contre-révolution ne pou, ail pas faire sen li r lou le sa force. E1le e,rnya pourlanl, par ruse, de dessaisir les député, à la Lé!ti,lative, Goupillcau surtout, qu'elle détestait particulièrement, ùe loul mandat nouveau. Elle répandit lr brnit ciue la Légblalive continuerait à siéger c11 ,u '•me temp; que la Co111enlion, qui ne s'occuperait ab:;olumcnt que du problème consli· tutionnel. Les dépulL's à la l.é!(islative ne pouvaient donc pas être élu, à la Convention. li fallut démentir officiellement cc fau, bruit. En bien des région:; de France, royalistes e.t Feuillant~ s'enlrnrlaienl pour semer la panique. La religion était dét mile, la France était lancée dam, l'inconnu; elle nr rnrlait plus des révolution,: après le 11 juillet, le;:; ol'lobre, puis la crise de \'arennes el une première suspension du roi, puis le 20 juin, puis le 10 aoùl. Une agitation menait à 111 a agitation et l'abime ouvrait ,ur l'abime. Cn défi imprudent avait ét~ lancé a l'Europe. et pour délivrer le rüi caplil', pour sauver ou pour venger le roi martyr, les armées et le~ peuples allaient fondre sur nous. Déjà Longwy était tomùé, Verdun rt Tbio111ille Naient in,eslis. Que de sang! Que de larmt·s ! Que ùe fatigues! Que de péril•, et aus,i que de ruines! Le crédit ùe J'assi;nal baissait, cl celle bai;se de l'assignai haussait le prix des denrées. On commenç,lit à ta,er le bll'. Dientôl c'est à la propriété qu'on s'allaquc1·,1il C'r,t aux propriétaires qu'on demanderait par la confiscation de leurs terres le moyen de soulenir une Julie gigantesque et insensée, et la terre ainsi conflsqu~e sc,ait 011 ,_endue à , il prh ou partagée entre les gueux, les fain,'ants, le, incendiaire,. Après le 1wble le priltre, après le prêtre le riche bourgeois, aprè, le ricllt' bourgeois le cultirnteur maitre de son domaine; la bourgeoisie rejoindrait Lienlût au fonJ du goutrre noblesse el clergé, et la loi agraire, suile iné,ilable de la llépulJlique que l'on préJ?arail, achherait de pa:;ser sur tout le niveau. C'est il coup sûr une bonne fortune pour la llérnlulion que les é, é11cmenls tlu 2 et du 3 septembre n'aient élé connus dans là plupart des ,·é,don:; que lorsque les dépulé,à la Conl'cnlion étaicnl déjit nommés, ou que tout au moins le mouvement des électeurs dans fo ,cns rcrnlulionnairc était ùéià
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