Jean Jaurès - La Convention I

no ll!STOIRE SOCI.\LIST8 ,1uenl d,•, 1,iquc;:, de; crnlaine:; de quinlau, de fer; elle fail trm1>port(•rà la ~l.iison Commune, pour ,'n régler la répartition, vingl mille paires de s1Ju!icrs emmac:asinès à Sainl-DenL,. El rrai~na11l que la rnain-ù·œuHe ne ,oil d(•lourni'•c des travaux de salul puhlic par les demandes de hras qui affluai!'nl cle Ioule parl, elle innuoùilhc pour ainsi dire, les ounicrs de J>Jris il la di:;pusilion de la palrie • " Le, serrurier,, charrons, cordunniers, taillandiers el autres OUI riers des él1ls ou prvfe.-sions de première nécessité sonl im ilés it rc;;tcr il PMis jLb1Ju'it ce que la 1téccs,ité publique se fas;;e entendre ». Elle vole des subsides pour l'armemenl de;; volontaires. li y a là uu rnsle elforl patriotique, généreux et ordonné. c·csl comme un souffle large cl sain qui passe dans les rues de P.,ris el qui les purifie de J"odeur du sang. La Commune, comme pour en finir avec uu sou, cnir prsant, décide que les objets ayant appartenu aux pri,onnicrs, linge, uijoux, seront remis à leur,; héritiers N ayants droit El rnfin, pour marquer que la cri:;c esl fi11ic, que le, lramaclio11s régulières et paisibles vonl reprendre, clic rouvre les uarrièrcs el décide qu"à dater du mercredi 12 " la l.lourse sera ourcrle à tous les négoci,mls, agents d'affaire, et ~utres citoyens•· Elle cherche par fa à rassurer, ù reconquérir la uourge0isic commerçante el financière. Ain,i )larat al'ail, en quelqufs jour,, prrdu Loule chance de faire de la Commune réYolulio11nairc l'insl.rumenl de sa polilique, et il étail récluit à continuer la lutte loul seul par des articles loul il fait v(•héments el des placardse:xai;:pt:.rt\s. nobe~pierre ne pou mil plus se prumellre, comme sans aucun doulc il en eul un moment la pen;éc dans la soirée du :l, que sous raclion rél'olulionnaire de la Comrnunc, rapidement étendue it Loule la France, la puissance politique de la Gironde allail être anéanlie presque en un coup. JI n'y a plus cle coups de foudre cl de dramatiques clfondremenl,. c·esl un comhal de ch1c1ucjol}r, palienl, tenace, ù la fois menu el forcené, que maralislcs el rohespierrisles d'un côté, el girondins de l'autre, vont se livrer à propos des élections cl aussilol après les élections. )lalgré leu,s divisions, les parlis révolutionnaires avaient un souci commun. Rohe,pierrisles et girondins étaienl également intéressé, à faire consacrer par le pays la flévolulion du Dix-Aoùl, it écarter la coulilion contre-rélOlutionnaire des royalistes, des prêlres et des Feuilluols. D'ailleur, l'ébranle ment de la Julie engagée entre llohespierrc et Brissot ne s'était pas encore communiqué il la France. Après le 20 juin, après Je 10 aôùt, une soule question se posait pour l'immense majorilé des citoyens : Faul-il rétrograder, remeltre te roi en librrlé el lui restilucr une pa,·tic au moins de son pouvoir? Ou faul-il en finir avec la monarchie, la mettre clècidémmt hors d'étal de trahir el de uuire? La conlrc-ré,olulion n'osa pas, en bien des points, alfronlcr la tulle; les coups

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