Jean Jaurès - La Convention I

IJJSTOIRE SOCI.\LISTE 83 hfrenceel impru,Jencc ! liais Cambon ne wut point de ers man/J'll\res théâtrales. JI n·cst point de la Gironrle; mais il hait les prl'lenlions ile la Commune; el c'est en maintenant la Commission 1IPsnouw qu'il ,eut que l'.\sscmblée réponde. Son discours e,t d"une violenrc c~lr<·rnc, et il a un grand intérêt hi,lorique, car ce n·e,t plu, une rolerir l(iroruline, c·est, par Camh1Jn, toute la France rholulionnairc du Midi qui 11rut1•,tccontre la pr(·lention 1!0 la Commune parbienne à absorber le [1011\ oir. • )lc,sieurs, la Commis-ion extraordi nair,• \"Onsprie <lela renouYrler; l'.\---emblér a déjà écarté celte propo,ition; aujourd1nri ses membres vous disent: On nous a calomniés à la Commune, dans I,•s sections, nous ne pou- \'Onsêtre utiles à la patrie. Eh! ~les,icur•, n,, ,·o}et-,ou, pas qu'après avoir calomnié des mem brcs dans les comili-s on les poursuivrait Jusqu"à la tribune? '.'ie Yoyez-,·ous pas qu'on wut discré•liler, qu'on ,eut perdre les Hais amis de la liberté? Il est temp, de ,ous élever it la hauteur des circonstances. « JI est temps que nous sortions de celle insouciance ou dr cette réserve qui compromet chaque jour la cho,e publique. li e,l temps qn" nou,di- ,ions ,-i nous voulons maint<'nir la dignit~ ,Iont le peuple frarwais nou, a rc,Hus 011 si nous cédero111 {empire, la souveraineté a la Commune de Pari .... • • Si tous les Franç1is llnil'ent subir ses !ni<, ayons le courag-r de nous soumettre; portons, comme on. faisail à 11ome,la l~lc sur le billot, nous l"auron, m<'rité. )lais sïl est encore dans nos àm,•,, c,' •enliment impérieux de d,•voir, si nous con,er1ons qurlque idée du canclère s~cré de repré,entants de la France, élevons-nous plu5 hautement encore contre les allcntats dont on ,oudrait se rendre coupable,. On nccu,e, on calomnir les membres ,le votr(• Commission, les hommes dont le zNe el les travaux ont ju,ti!lé \'Otre confiance et ils veulent donner kur démission. Je me sui; opposé en leur rendant justice, il une organisation nouvelle qu'ils ,·ous ont proposée il)" a quelque Lemps. c·est parce que je n"ai pa, cru cc mode con\'en~ble à la liberto; mai~ je n'ai pas voulu, je n"ai pas cru pouvoir les accuser. Le motir qui me condui,it alors est le m(•me aujourd'hui. Au nom de la liberté et de l'indépendance nationale,, n"acceptons pas celle démission, méprisons et apprenons à nos collègues à mépriser ces ltlches calomniateurs, ces misérables moyens dïntrigucs, que votre fermeté, associée au mm bien exprimé de la nation, déjouera aisément. (Appl11udi.<<m1n1ts.) • Ils vous disent, ces membres, quïls ne peuvent continuer de~ fonctions dan~ lesquelles on les accuse, et ils défen1lront, ajoutent-ils, les intérêts de leurs commellants à celle tribune. Non, mes,ieurs, si vous cé,Jn au calomniateur qui les poursuil dans la Commission il les suivra à la tribune etalors que deviendra la representation? Que deviendra la liberté, l'oigalitt?Je frémis sur te sort de ma patrie; dPjà j'entmrl• parler tout lxt.<,des nom< tf,. prouctarat, de dictature, d, triumt·ir. On prolpare la France à tou~ les déchir,•ments

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