lllSTOillE SOCIALISTE de l'ambition, à toutes les fureurs de l'anarchie. Je vois s'élever un fantôme qui, proscrivant la royauté, parlant sa11s cesse de peuple, proscrira à son tour le règne du bonheur el de l'égalité, ne connallra quo les vengeances; el alors co peuple nous appellera vainement à son secour,; nous n'aurons plus 11u'àpleurer avec lui. (lïfs applaudissements.) « lis se trompent cependant ceux qui espèrent arriver à ce comble de malheur pour la France. Si Paris devenait la proie de ces hommes, plus bar• bares,plus criminels el Slll'lout plm lâches que les ennemis qui infectent nos campagnes frontières et égo,·genl leurs paisibles cultivateurs, avec leurs ,:pauseset leurs enfants; si ces nu:prisables calomniateurs dei-enaient par notre aveuqlPinenl el notre faiblesse des dominateurs féroces, croyez-le, Jlessieurs, ces citoyens généreux d11Midi qui ont juré de maintrnir/a liberté el l'égalité dans leur pays viendraient mt secours de la capitale opprimée. {Vifsapplaurtissements.) • Il existe en effet, dans mon pays, dans les départements méridionaux, des Français que la liberté enflamme. Je parle des Mrirseil/ais de ces qéné• reux patrio/i's qui, lorsqu'ils 0111 w que la Cour allait pe,-rb-ela patrie, sont accourus à Paris pour demander l'abolition de la royauté, el qui nous ont donné fr 10 Ao1U 1111 si bel exemplede lew·courage. (Applaudissements.) .Eh! bien! .lfessieurs, ils ont confiance en leurs députés, el si par malheur, une fois la liberté vaincue, ils étaient fords de rltroqrader, sans JJouvoii· porter contre {Ps nouveaux tyrans ta haine, la soif de vengrance el de mort, je n'ai pas de doute qu'ils n'oui·ri:1sentdans leurs foyers i111pi!n,:1rableusn asile sacré aux malhew·eux qui pourraient échapper <i la hache des Sylla français. (Double salve cl'applaudis,ements.) « Je termine par wio leçon à ces agitateurs pervers dont lPbut secret n'est que de se faire nommrr à la Convention nationale (Applaudissements.) Je leur dirai: Vous pouve:;;égarer le peuple el le porter contre l'Assemblée nationale, mais prenez garde à vous; vous aspire;; à 1·ernplacn·ces ,·eprésentants du peuple; croyez que demain il s'élèvera d'a!llres intrigants qui vous culbuteront à votre tour, el vous 1·endronl avec usure tout le mal que vous aurez fait à vos prédécesseurs. (Vifs applaudissements.) Des intri,qants, des rebelles, désolent notre patrie; les Prussiens les payml peut-être pour tout désorganiser (Applaudissements) el quand ils nous auront fait (qorger mutuellement, ils prendront nos femmes, nos enfants, nos vieillards; ils les chargeront de fers el pilleront nos proprit'tés: Alt! Messieurs, p,·évenons ces désastres, rép,·imuns cesfo,·faits, mamtenons not1·ediqnilé et passons à l'ordre du jour. ,, L'Assemblée et une partie des tribunes acclamèrent Cambon. Quelle vi• rulence ! Pour la première fois on sent dans la parole des hommes de la Révolution le tressaillement de l'intérêt personnel de conservation. Le venl des • haches de Sylla• a pJssé près de leur fron l. Et comme d·e tristes fantômes
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