111:-lïllHE SOCL\LISTE • (..lnoiquïl pui~..;1•t·lrt.' , rai que J'heri lag-i• d lr 11rhilt' 1~t' ck tc--lcr ~ont lt-:--cun~l•,iu,·n,·,•:-.ut~n•:-~aire:--du ..;l~lèmt' dL' 1ropriéll\ di.ln~une! rr,111111una11lé dont ..;nu'mlin·"' ~1 nt rnv(_.h.,p1u•:;de pnijugf• .. Cl d'ignor aucc-, il 11'p..,l pas iliflk Îl' ih- 11011 ,i-1· 1!,1 :-- .-a,, tla11:-- tom;, 1es pil)i!'i po1ic6s de l'Eu1·opr 1 oil l'i11..;li- Lution , Î\ •,e. ;,u lieu ù,, garantir ,eulement, dan s les inégalilés 1l'arcumulation, ,.,. , 111• rn' 1wul èln' prudemment enleü,, ;:c,t appliqnec ellc-mè,ne, el ,!t• pn, li plÎ'", :t n·ndrc ce::iint'•galilés ~ 1l11sgr·andcs el plus opprr1'..;ivl•~. C'e..;t, p;ir ,·H•mplc, le s),L•'mc kodal, le ,y,; t,•me des rang,, de, ùroils ,ci:;11e11 - riau,, lies amende,.;, d,•s ror,ér, de lran,porl, des wùslilnlions (r11tail., ; c·c,t la ùi,lindi,,n dans l,1 p1opriétc f oncière en fr.,nche tenure (/rerhot,f), tenure cnregi-trée (copy!w/d, el seigncurill (1,wm,r;. :ious rllconn,1issuns là la poliliqnll des homme, qui, ,'étant cr éé une :,upériorité par les moyens que 1,ous a,·ons inùiqué•, en ont abu-6 pour monopoli:,rr tout cc que leur rapacité peul ,abir, en opposition avec lïnté rèl général. • GOÙ\I in ne ,·eut procéder qu·a,ec ménagemen t il la suppression du sys- (i'mr lèod,1I, l'l i~i encore le grand • utopbtc • ré,·èlc un ,ens très uet ùc l'bi:,toirc et ùe l'é,olulion. • Il e~iste ~ouwnt, dans une communa uté, des abus q11i, quoiqu'ils ne soi,•nt à l'origine qu'une ,orlr d'e,croiss ance, se sont il J.1 longue tellement incorporés aux princi1ws de la vie socia le, qu'ils n!l pruvl'nt être soudainement arrachés sans qu'on s·e,po-ll au, plus redoutable, calamilc~. Les droils féodaux cl le, privilèges du rang 11'0111, cc,n,idéré,; en etn-même;, ancune l~;rilimité. Li-.< inr:gnlité., dr p,·opriéli co11stil11e11 1pettl-étre un ftat par frquel 1t étnil 11,;cc.,wire quP nous pas.sio1i,, el qui a été /'exci/.ml, origi11aire m, dfr1•/op1irmrnt drs facultés de tr,p ril humain. ~lais il serait dif'tlcilr ctc montrer que la ft'orlalité el l 'aristocratie ont produit un e.,céùcnl de hicn. Oui, cl pourtant, si elles étai ent ;;oudaincmcat et instantanément aliolies, dt>u, maux suilraienl nécc,,aire menl. ])'abord, la ré,luclion aùruple de milliers d'hommes à une condi lion qui est l'in1·er 0e de celle il laquelle ils ont été accoutumés jusquïti, qui e, t peut-être la pins ra,orable au bon- !:rur humain et au mérit1• humain, roa is dont l'haliitude les a rendus e11Li è- ;· 0 111e11t incapablrs, serait uni· ;ource cont inuelle de trblesse eLde soutrranre. On peul douter que la plu, ju,lc cause de réforme demande qu'en ,on 110111 nous condamnic,ns de, clas,cs entières d'hommes à l'infortune. En second Ji1•u, tuulc tentative b1usqur pour ab olir d,•s pratiques dont l'inlroùuclion nt>p,·ut en aucune façon se légilimrr, serail inlerprétéc comme une attaque il la .-1.1c,Hé, Be-môme el accom1 ai:née de co111ul-ions redoutables el de prouostirs ~ombre,. • Ain-i, c·<'sl a1cc les révolutionnaires modéré~ de France, avec ceux qui s·arpliqnaient Je plus à maintl'nir une Indemnité aux droits féodaux sup- primé>, que Go,h\in aurait dt' d'acror'1 . Quel conlrasltl, scmble-l-11, entre la hardies;e des principcs,qui sont la nég ation même de toule proprlélé esplol-
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