Jean Jaurès - La Convention I

810 IIISTOIHE SOCIALISTE Le soriali,le anglai, Hindrnan aoil qu'il y eut lit unr crise dèci,ile. li crr,il <Jnel'dT1orl clè r,•adion cl de compres,ion auqu<>IPill ,e livra, dè, la On c1,, J7!•~. rl ju,qu,, sa mort. a écra,c pour une lon:;:uc suite de généralioni J,·• i:crmr, le, plu, ,·i;::-0111·eu 1 de dt·rnocralie. 11 croil que celle défaite de h Hèvolulion 1·011li11ucà pe~cr ~ur toute lï1isloire anglai.e, que si la rlémo cralii• n·i a p,, ahouli à d,,, forme, lngiquc,, si le prolélarial n'a pas ~u s'y constituer un 1,11U\'oirpolitique distinct, c·e,l p1rce que le., ôoergies admi,·ahle, qui ù•,cillèrenl à la fin du x1111•siècle sous l'exemple ile la llé\Olulion fmnçaisr rur1•nl nn<-anliPs. Il me semble que llyudman e,agl-re les elîels de ct'lle cri-e. La dcrnocralie ne rut pa, éliminée d'.,oglelerre; mais die c • mpril qu·ene uc 'l introduirait el ne s·y acclimaler.1il qu'en II cnagèanl les hal.,iludes du !!énie anglais, ,es méthode, d'évolution cl d'a1'aplalion. L<> magnifique moul'cmenl charlislr prourc que les 6nergies de dl-morralic n e rllrenl pa• refoulée, pour longlèmp, par Pill else~collaborateur,. El l'l•\len sion lente, mai, pour ainsi dire continue, du c'.roil de sufTrage a assuré, pa r des moyen, conrorrne, à la Conslilution anglaise, la victoire des démocrates de !,(12 cl de f,(13. C1!qui me frappe au contr,,ire, ce qui al lblc que lïtlèc de démocratie rnscitéc par la Hél'olulion française 1·l môléc par elle à la vie anglaise ne pomail plu, être rèlranchée Je celle Yie, 1·'est que mûme aprè, la première série des mesures violentes de réaction prises par le ministère anglais à la fin de 1,92 cl au commencement de 17(13, même aprè, la déclaration de guerre, la question de 1.1 rororme parlementaire el du droit électoral se pose avec nne ampleur qu'elle n'avait jamais eue jusque-là. C'c,t en efîel la re1endication e\plicile du sulîrage universel qui commence à se produire. Le 21 fé1rier, Smilh lit une pélilioo signée de 2500 ha1.,itants de ~ollingham où il est dit « qu'avec la Cons li lu lion actuelle en ce qui toui:he la reprè ,enlalion au Parlement, on amuse le pays a,·ec le no m de repré,enlalion du peuple, alor, que la cho,e n·e~l pas; que le droit d'éle ction a cessé (!·appartenir au peuple, el que par là la confiance du peuple au P-irlement c,l a!Taiblie, sinon détruite». La pétition, par ,uite, prie la Cha mbre • de co11sid~rerle morle convenable d'elîecluer une réforme dao~ le P arlelllPnt, el elle sugc;-ère, comme base d'un plan général de réformes q ue le droit électoral ,oil eo proportion du nombre des adulles roàles da ns le royaume •· Fo, se déclara tout à fait opposti au fonù de la pélilion, c'e,l-à-dire au s111Trageunh·er 0 el: • La dcmanile d'admellre tous les adultes au droit de vole me parait aus,i plei,wmcnl extravagante qu'à l'honorable gentlema n•; mais il maintint que le, pétitionna.ire, a1·aicnl le droil de formuler celle revendication. Pill la fil écarter, sans deoal, comme injurieuse pour la Chambre. 21 ,·oh seulement contre 100 admireol la diocus,ion. Le 2 mai 1 ,IJ:l, ~!. Duncombe donne leclurc au, Communes, tout en raisant

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