lllSTOlllE SOCI.\LISn~ 21 -eplembre, vaincu l'élran;;rr. L'émotion était g,ande dans le monde, el lt•s classes dirigeantes anglaises, les classes moyenne, comme l'arisLocrali~, se demandaient si ce tremblemeul de terre n"allait pas ébranler leurs prilil~ges et leur pui,sance. Dans le moindre mouvement populaire, dans la plus prlite émeute au sujet des salaires, elles voyaient un commencement de r61•olulion. Et aussi bien, il otail impossible de savoir de quelle pensée était travaillé le peuple ouvrier anglais. Quand le ministère anglais, devançant la date de la convocation, réunit le PJrlcment le 1;, décembre iïO-l, afin d'a, iser au.t mesurrs à prendre contre le péril ré,·olulionnaire, ce n'est pas seulement Burke, cc sont des libéraux comme Windham, restés longtemps fidèles à Fox, qui pou~sPnl le cri de la peur. Fox essaie en vain de les rassurer. • li l a bien eu, dit-il, quelques petites émeutes en difTérentes parties du pai,, mais je demande si les prétextes de ces soulèvements étaient raux et imml'.inés seulement 1>ourcouvrir une tentative de détruire notre heureuse Cllnslitulion. J'ai entendu parler d'un tumulte à Shid,l,, d'un autr~ a Lcith, d'une émeute à Yarmouth et de mouvements de mOme nature à Perth ot Dundee. liais je demande aux gentlemen s'ils croient que dan; ces difTérenls endroits l'objet avoué de la plainte du peuple n'était pas le vrai; je leur demande si les matelots à Shields, à Yarmouth, ne demandaient pa, réellement un accroissement de salaires, s'ils étaient mils par le dessein de renverser la Constitution. • San, dvute, mais les classes conservatrices craignaient qu'un étal d'esprit rél'Olulionnaire ne füt répandu dans le peuple, el que dans celle atmosphère a1·dente tous les mouvements, m~me ceux qui avaient un autre objet, ne de1ins,ent des mouvements de révolution. Et elles commençaient à s'alarmer pour leur propriété comme pour leur pouvoir politique. Windham c,pliquait ainsi son dissentiment avec_Fox. La vraie question est celle-ci: « Le pays est-il en ce moment en état de danger, oui ou non? On a dit qu'il n'y avait pas de cause réelle à l'alarme qui s'est répandue parmi le peuple, que toute cette frayeur avait été créée par le gou 1·ernement seul. Il faut vraiment que le gouvernement ait eu une étrange et merveilleuse puiss&nce pour produire ainsi les alarmes qui se manifestaient chaque jour dans tout le pay:;. Mais ce sont des alarmes sérieuses et bien fondées qui mot créées non pas J!ar le gouvernement mais par ceux qui oot juré inimitié à tout gomernement. Est-ce que tout le pays ne les ressent pas? Est-ce que cltaque bourg, chaque village, chaque hameau n'est ])as plein d'appréhension? Quelqu'un peut-il entrer dans sa propre maison ou se promener dans la campagne sans constater que cet objet occupe l'attention de toutes les catégol'ies du peuple? ... « ... Il est vrai qur les mesures (de police) prises maintenant dans tout le pays sont sans précèdent; mais il faut dire aussi qu., lts c,rcon,tJnres sont sans précédent. Sans doute des opinions ,p~cul~!ires ont étc pulJ!icc, do
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