Jean Jaurès - La Convention I

HISTOIRE SOCL\ LISTE • Cette force peut, comme nous l'avum é;iro1wé nou,-mèmes, ,:i,.e (lrr,:1ée 011 retardù par dN circonst1111cepsarticulùJ>·es,elle J)P1ttpour 111t trmps 1 1tre i11tei-rom1,ue 011 111hnrsurr,Mntée; mais là où il y a 1111 fond de /,1/;eur productif Pl d'((cth-e industrie, elle ne peut pai flrP compléte111e11é1teinte. Dam la saison 1m1medes plus terribles calamit,,, Pl dP 1((plus terrible détrrs,r, son action contrarie et diminue les effet, fu,œ,te., d• /11 cri,e, el au premirr retour dr pros7,éritt', celle artion se déploie de nmn·rtw. Si nous 1·egardo11.w; 1Ppériode comme la pét'iodr présente, de lt'a119uit/itéprolon'fée, il est difficile d'imaginer une limite aux opérations de celle /u1·ce du capital .. 'l'on, aucune limite ne peut lui èlre assignt'P trmt 911ïl e.û,tr dam le 7Ja1;s111o1bjet de savoir 011d'industrie qui n'a 7,r,1 atteint la plu, haute 1,e,·- fcclion 110,sible, trmt qu';l y a w1 pouce d1· te,·,·e dans le P"!l' qui p,111 rrcevu11·une 1111'il/e11cr1e1lt11re, 011 lat!/ quïl ,·este un nouveau marché qui prut êtrr e~ïJluré ou q11clq11emarchtJ existmit q11ipeut ,'tre étendu. Par les ,·dation.<cummerciale-1. celle fore, da rapilol accumulé particip, e11q11elq11e 111e,11rr à la croissance de toutes le, autJ•p, nation., dans toute Lo di•·er.,ité po,sible de lel/rS conditions. tes be<oins grossiers des pays qui ,:mCl'l)Clll de la barbarie et les be<oi11asrtificiels. 9ralldi.wmts, du l11.uet de la d1'lic11/e.<1e, 10111lui 011t·ril'aégrtlnne11/ dr nouvelles Sùl/l'CCS d1' 1·icltrs,e,. de ,wuecaux chm11p, d'action. en 10111état de ,ociété et dans les parties les plus ,'loignées du globe. c·e,t le principe qui. je le crois, co11(u1•m,:mmtau résultat constant de l'histoire el à la leçon uniformr dr /'expérience, mainti,,tt dans l'ensemble. en c/,'pit des incertitudes dr la fortune et des désastres des e1,1pircs, un courant continu de progrè, sucèe•sifs dallS l'ordre gé11éral du monde. « l'oilà les circonstrmçes qui me paraissent avoir co11lt'ihuéle plu., imm1'dir1/ement à 110/repd,ente pr.o,pririté. ,liais elles sont lites â d'autres plu, i111portrm1ee, ncore. • E:llrs so,it manife<teme nt et nécess11irement liées à la dim'e de /,i prlix, dont la conti1111r1tùma, vrc un ctlt'actè,·e de sécuritr' et de permanence, doit ét,·e lr prinriprtl objrt de la politique extérieure dr nntre pays. Hlle.; .<ont /i,;e.,plus encore à sa tranquillité i1itérie1u-e,et rua; ,!fets naturels d'un 9011t'Pmemr11t libre, mais bien ,·églé. Qu'est-ce qui a prorfoit, dans les cent derniè,·es mrnéPs, 1111 prog,·ès si rapide, et qui n'a point d'analogue dam les r,11tres 11ùfodPs dr notre lûstoirr? Qu'est-ce, sinon que pendant ce trm;,s, sous le dou:c et juste [JOlluememrnt des princes illl/.\tres de la famille qui occupe maintrnmit le trônr, 11ncalme général a réfJlll' dans tout le pays ri 1111 degré inronm1 j11sque-là? Nou., avons joui, dans une plu., grande pureté et !}Nfection, du bénéfice dr1 principrs ori9i11Plsde notre Con,titution, affirmé< et étabfü par lPs évi!1e111en1s111r'morahle.d, e la fin du .,iù/, demier. 1 ·oilà la g,·mide et <iommm11rrau.se qui a do,wé une portr'r étendue au.i· autns circo11<ltmcesfa·1:01'a/Jledsont j'ai parlé.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==