724 IIISTOlllE SOCJA LISTE « C'esl tunion de la librrt1' ,wec la loi q11i,en opposant un1 barriérc aussi bien au.r empiètement., du po11i·où·qu'à la violence des commotions populaite<, donne â la propriété une jusle sécurité, mel en aclion le ql-nie cl le t,·avail. 1,,.oc11retexlcnsion el la solidité du crédit, la cil'culaliun el (acc,·uissement r/11capital, c'csl elle qui forme el élève te cai·aclère national el mel en mo11t·emc11tIous le, ,·essorls de la communaulf dans Ioule la diversill' de ses ,;1,:ment.,. " lA laborie11seindustrie de ces g,·andes classes; si nombreuses ri si uli• le, \q11idoivent Pire aujvurd'lwi, â un degré particulier, l'objet de la so/,icit11drde la (_;!,ambre),les paysans propriétaires el la bourgeoisie rurale ,la peasanlry el la yeomanry); l'habileté el l'ingéniosité des ouvriers, les e.r:piriences el les perfectionnements des riches propti,J/aires d11sol, le., ltard,es spél11lalio11esl les at·entui·es he11nuse<des marcha1tds opulents et de., ,,1mwfacl11tiers eq/reprenants, 10111cela p1·ovie111de la n,hne source. C'est donc sur ce point vital que 11ousdevons surto11tveiller : si nous préservons cc premÏl•r el es,entiel objet, tout le reste est en notre pouvoir. Rappelons-nous que l'amour de la Constitution, quoiqu'il soil une sorte dïnstincl national dan, lr cœur des ,tnglais, rst fortifié par la raison el la 1·é(lexio11,et confin,1ë r/,aque jow· 1,ar /'expirience, que c'est une Comlitulion que 1to1tsne devons pas admirer se1tlement par une ,-évùence traditionnelle, q11enous ne 1frco11spas /011erseulement par préjug,' ou par habilllde, mais que nous det·o,,s chérir et estimer parce q11enous savons qu'elle assure pmliqurmcnt /rt ltb,,rli et le bien-itre des individus et de la nation, et q1t'elle pourvoit, mieux que 11ïmporte qiielle autre forme de go11ver,1emenl1ui ait pu e.cisler, oux fin< réelles et utiles qui forment le seul fonde1111"llvrai el le seul ohjel ratio1111cdle toute suciét,' p~lilique. » Yoilà ce qui dis,it William Pill à la Ch,mbrc des communes, aux acclamalions de sa majorité, à l'heure mème où, dans la Législative, réunie à Paris depuis quelques mois, bouillonnaient les passions encore troubles el les idées encore incertaines. Oui, c·eslun jubilé magnifique. Oui, c'est l'hymne triomphal du capil 0 11i,;me anglais et de la liberté anglaise, du capitalisme illimité el de la liberté limitée. Pilla merveilleusement caractérisé le mou- ,ement mod~rne: accroissement de la production, perfectionnement de la technique, développement du machinisme el du crédit, accumulation constante du capital, élargissement des débouchés, conquèle extensive el intensive du marché univer,el. Le capilal, avec sa loi interne de progression continue et irrésistible, prrnd à ses yeux un caractère presque religieux. JI est la force éternelle el providentielle qui, à travers les désordres, les crises, les défaillances des hom• mes et des empires, maintient l'ordre progre,sif de l'univers et sauve du néant l'effort des générations associées par leur épar 6 ne immortelle Il tout l'avenir humain. Or, ce capitalisme éternel et univer,el, il semble que, pour
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