Jean Jaurès - La Convention I

i"1"2 l!ISTOII1E SOCIALISTE 111e1supériorité 1,roportio1111r/lsrur le<marclu's étr1mgrrs. Cet avantage a 1'té .<urtout cisihle dura11t la dru.rihnP vartie de la p•riode à laquelle je (ai., aflu,ion, t! il gra11ditwns ce.,se Pn proportion même de la p,·ospéi·ité r;uïl contriln111 à rrh,r . .. l:'1t r,111,·1·, (,·.,prit d·ex1,loration et d'e11trepri.,ede nos marclumds s'est 111rmi(1•,1pia' r [e.rtension de notre navigation et de IIOJ pèclteries, et pal' [at11ui<itionde nouveaux débouchés dans di/ll'rentrs partirs du monde, et ù1co111e.-1ablemenctr<,,/loris n·ont pas été pru aidés par lr~ nouvelles 1·rlatin1tsaac la France, Pli suitr du traité de commerce, relMions qui, quoique cu11/rr11·iie,t dimi11111'epsar /es d,'so,·dres qui si'vissent ence· moment dans ce 1·oy,,11mr,0111été un grand stim11l11nlde plus pour l'industrie et l'activité de 11otr1• Pfl!JS. ".liais il y a u11e,wtre cau.<r, bif'I! ;,tus satisfaisante encore que toutes IN autres, parce qu'elle est d'une nature permrmente et toujours plus extensive: c·EsT LA co,sT.-.~TE ACCUMVLATIUN DUCAPITAL, c'est sa continuelle tendance à crultre, tendance don/ {opération est plus ou moins visible, selon qzfrlle e.,t 011 n·est pas J1eutmli,ée par qurl(fue cala111it1p'ublique ou par une poliliqur malrulMite et fâcheuse, mais qui doit /oujours se manifester el grandir d1111usn /1//!JS }Jftrvenu â un certain degré de p,·ospi'rit6 commerciale. Quelque simple, quetqw évident que suit le pi·incip" de celle croissance, et quoiquïl ait di/ certaiJ1emelll itre obs1•1Té à w1 degré plus ou moins haut, surtout dans les plus r,;crntes pi'riodrs, je doutr lfU'il ait jamais été ex1iliqué au,si pleinrment, au,si s11jfi.,amme11tq11e dans les écrits 1(1m a11te11rde notre temps, qui mallte11rc11srmenl11·estpt11s,je p1•nse û {auteur d·un céii\brc lraité sur la richesse des nations) et qui, ;,ar sa connai,sance étendue du détail et par la pi-ofondew· de srsrecl,crcltes pltilosophiques (r,urnil,je crois, la mrilleure so/utiun à tous les problèmes de l'hùtoire du commerce et de l'économie politique. Celle accumulation du capital pr1Jvie11dt e l'apµlication continuelle d'une partie au moins du profit n!a/is,: chaque ann,:e var le ca1,ital rl Z-accroissemeutdu cnpital hd-1,1ème, donl la somme accrue est em1,loyée de nouveau dr semb!ahlc façon et réalise du profit dans les awii'es .<ui!'antes./,a grande masse de lo propriété de la nation s'accroit ainsi d·une ma11ièreconstante à intérNs composés, ~t ses proqrès, dans une asse:; longue période, rnnl tels qzù/ première vue ils sont presque incroyables. Si grands qu·aiMt i1,: jusqu'ici les effets de celle cause, ils se,·0111plus grands encore dans tacenil', car ses pozn·oirs s'auqmenteut e11propo,·lion 1m!me qu'ils s'e.,;errent. 1,lle agit avec une t'élocilé constammenl accélérée, avec wie force co,1stammrnt accrur. )Jobililale vigel, viresquc acquirit eundo. (Elle prend de la vigueur pa,· son mozwement mème et acquiert des (or~s en marchant.j

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