708 JllSTOIRE SOCI.\LISTE commencé,, faire de:; progrès beaucoup plus lol qu·en Écos,e. La demande clr travail, Cl par conséquent ~on prix, ont dù nécessairement augmenter avec ces progrès. " Il<se sont aussi considé,-abtement élevés depuis ce temps. • El ce n'est pas seulement le taux nominal des salaires qui s·esl accrn; c·e,l le bien-être réel des ouvriers. « La récompense réelle du travail, ta quantité réelle des choses propres aux besoins et commodités de la vie qu'il peut procurer à l'ouvrier, a augme,!le, dans le cours de ce siècle, dans une proportion bien plus forte encore que son prix en (l.rgent. Non seulement le grain a un peu bl/is<éde prix, mais encore beaucoup d'alllres denrées qui fournissent au pauvre, économe et labo,·ieux, des aliments sains et agréables, sont descendues à 1111 prix ill/iniment plm bas... "Les manufactures de toiles et de dra~s communs se sont perfectionnées an point de rournir aux ouvriers des habillements meilleurs el à moindre prix, el de plus une quanlilé d"uslen;iles de ménage agréables el commodes . ... Les plaintes que nous entendons chaque jour sur les progrès du luxe qui f!as;ne les ouvriers les pins pauvres, lesquels ne se contentent plus aujourd"hui de la nourriture, des vêtements el du logement qui leur suffisaient dans l'ancien tem1 s, ces plainte, nous prouvent que ce n'est pas seulement le prix pécuniaire du travail, mais que c'est aussi sa récompense réelle qui a augmenté. » '.'iolezqu'Adam Smith ne plaide pas. li ne soulienl aucune thèse, puisque ce développement de prospérité générale a eu lieu sous un régime de réglementation et de monopole qu'il condamne. li ne force pas les couleurs, car il mel le lecteur en gar,le contre les exagérations optimistes. « Depuis ce temps, le revenu pécuniaire el la dépense de ces familles (ouvrières) ont considérablement augmenté dans la plus grande partie du royaume, clans quelques endroits plus, clans d'autres moins, mais presque nulle part auta11t qu·on l'a ava11cédemièreme11t au public, dans certaines évaluations exagérées de l'état actuel des salaires. • Ainsi les affirmations d'Adam Smilh sont solides el de bonne foi. J'observe que dans le débat sur le minimum de salaires institué en 1705 el i70ô, à un moment où la guerre, le déficit des récolles avaient causé une grande détresse dans une partie du peuple anglais, c'est seulement les travailleurs de l'agriculture que Witbbread songe à protéger. ( Withbread's Bilt to requlate the waqes of labourers in lluslandry : Bill de Wilhbread pour régler les salaires des travailleurs agricoles). Je sais bien que Wilhbread semble parler un moment d'une climinulion générale des salaires depuis un siècle. « S"il élail, dil-il, nécessaire de se référer à une autorité, Je citerais les écrits du doelrur Price, où il montre que, dans le cours de deux siècles, le prix du travail n'a pas grandi plus de trois ou quatre fois, tandis que le prix
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