111S1'0lRb: SOCJALISTE 707 " Si la demande de lraYail Ya conlinucl!emcnl en croissant, la r/•compcn;;e du lra\'ail doit néces,aircmenl donner a11mariage cl à la m11lliplil'Ulion d1lsouvrier~ UT\rncouragr10Pnl Lei, qu'il..; :-.oienliLrn(•mp de répornlr<"à relle demande toujours croi-sanle par une populalion aussi loujour, croissanl,•. Suppo,e1. dil'lS un t,•mps celle récompense 1110indr11•111cc qui e,t n•'- ces,aire pour (H",Hluirecet eret, le manque de bras la fera bienlol monter, el. si rou, la ,upposr1. dans un autre temps plu, forte quïl ne faul pour ce mi'mt' effet. la nwlliplicalion c~ces,ivè d'oul'riers la rahai;;,era bienlill i, cc ltnn nl•res~aire. 1, ,ra;s en vérité, Lassalle ,c conlenlr à lri's bon compte, Il s'écrie, en citant cr, p"l~~age,que son arher,air~. \\ïrlh, a fU « raudace inouïe d'en appeler contre lni à .\dam Smith "· Mais c'e,l Wirlh qui a rais"on, Cl Lassalle, en i-olanl ces ph ris~-, a compl~leme11l d,"•11aturéla pensée d" \flam Smith. Car la loi rlc la population n·e•t pas, pour Smith, la seule qui a'li5'e sur les $al:iire-:..Oui, dans un pays 011 l'in lu.;:tric ~rrail ~ta~nante, oü le capital ne s'accroltrail pas. où la c1Pman1lr rie, hra, resterait h même, celle loi de l t population fonctionnerait avec h rit;ueur d'une loi cl"airnin. « ~i. dan., un t,! f)fl!/S, les salaire, wnaienl jamai, il monter au delà clu 1aux ,urtisanl pour faire :-nbsisler les ouYriers et les mcllre en &lat d"èle,·er leur famille, la concurrence rle, ouvriers et l'intérêt fie,; maître, rértnin1i•nt hientôl ces salaire, au taux le, plu, lns que puhse pennellre la simple hnn1anité. )) }lais dans les pays où lïndustrie e,l en croi,rnnce, où elle a loujùur 3 besoin de plus de main-n·œu, re, les ouvriers peurcnl ha11,-cr gradncllenwnt leur, salaires au-dessus du niYeau vital. De plu,, il apparait it cc, pays quïls onl intérêt pour leur production même, à avoir une classe ouvrière Jiicn nourrie et bien payée, el la force de l"opiniŒ1 dans la nation oil lïnduslrie esl prospère, s·ajoutc à la force d'élan de lïnduslrie ellc-m,'111cpc,ur élC\'er la condition des salarié,. Or c'est, selon Smith, le cas de l'Angleterre du x,·111,•i~cle : « La demande cle ceu, qui vi\'enl cle salaires augmente nécessairement ayec racrroisse,nenl ùe, , ..venus et de, capilau, cle chaque pay<, el il n·esl pas possible qu'elle augmente sans cela. L'accroi,seme11t des re,cnu:; et des capitaux esl l'accroissement d~ la riches-;e nationale, donc la demande de ceux qui Yivenl de salaires augmente naturellement avec l'accroissement de la riches,c nationale, et il n'est pas pos,ible qu'elle augmenlo sans cela. Ce n·csl pas l'étendue actuelle de la richesse nationale, mais c·est son progrès continuel qui donne lieu à une hausse clans les salaires du lra,·ail. .. Dans la GrancleBrelac:11e, le salaire du tra1ail semble, dans le Lemps actuel, être évidemment au-dessus de ce qui esl précisément nécessaire pom mellre l'ouvrier en état d'élever une famille ... « En Angleterre, ragricullure, les manufaclures et le commerce ont
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