Jean Jaurès - La Convention I

HISTOIRI> SOCIALISTI<: l;!l(l cés mtlme dans leur existence, el, en tout cas, obligés souvent à sexpalrirr. Quand le système <lesmanufadurcs s'appliqua dans le Yorhhirc, en 17U',, i1 la fabrication de, draps, • journalil'rs el pelils maîtres lnLLèrenl unanirncmeut d'abord pour résister à la noul'dle furmc d'industrie rapilalisle, qui commen<;ail à kur enlever le contrôle du produit rie leur travail ». )lais comment les ou,riers, les salariés aurairnl-ils pu revendiq11cr(•n<>rgiqucmenl contre leurs mailres Je droit de coalition, comnwnt aurairnl-iis pu engager contre eu, une Yigoureuse action de cla,se au moment oü ils liaient partie a,·ec eux pour la défense commune d'une foruie dïnduslrie menacée par le capitalisme'? Aussi bien, en chaque industrie, les ou, ricr,, façonués par le système du moyen fige, el pénétrés autant que les maitres de l'esprit de re,lriclion, de corporation, ùe privilège et de monopole, faisaient cau,e commune aYec ces maîtres toutes les fois qu'ils croiaicnt un de cc, monopoles menacés. c·e,t ainsi, comme l'a observé Adam Smith, que lrès souvent les m:iîlres provoquaient un soulè\'em,•ntdc leurs Olllriers pour empêcher Loule mesure qui aurait restreint leur privilège, en permcllanl, par e,emple. la concurrence des produits étrangers. Enfin, la loi des paunes, la loi du domicile et du certificat al'aicnl pour e!fetde cantonner la classe oul'rière anglaisr, de la sectionner. • La g(·ne que les loi, des corporalious, écrit .\dam Smith, apportent,\ la libre circulalicn du travail esl, je pense, commune à Lous le:; pay, ùe l'Elll'ope, celle qui résulte des loi' sur les pa111res rsl, aulanl que je puis le sarnir, particulière à l'Angleterre. Elle Yient de la clifücuité qu'un homme palll re trouve à obtenir un domicile 1sPttlnnr11t, ou même la permi,,ciun d'e~crccr son industrie clans une aulre paroi.se que celle à laq uellc il appartient. Les lois des corporation, ne gènenl que la libre cirenlalion du tra,ail des artisans cl ouuiers de manufocture seulement; la dirficullé d'obtenir 1111 domicile g,'ne jusqu'à la circulalion du travail du simple manœuvr,• ... L· rs de la deslruclion des monastères, quand les paunes lurent privés des secoUt's charitables de ces maison:; religieuses, après quelques tcnlali ves in fructueuses pour leur soulagement. le statut de la quaranle-deu,ième année d'Élisabeth régla que chaque paroisse serait le nue de pourvoir il la subs islance de ses pau\'fes. et qu'il y aurait des inspecteurs des pau1res étnblis annuellemrnL, lesqurl,, conjointement avec les marguillier.,, lèveraient, par une taxe paruissialc, les sommes suffisan les pou,· cet objet. « en statut impo,a à chaque paroisse l'obligation incfüpenrnble lie pourvoir à la subsistance ùe ses pau,rcs. Ce fut donc une question importante de savoir quels étaient les inùilitlu, que chaque paroisse devait regarder comme ses pau1res. Après quel 1ues variations, celte question fut enfin décidée dans les treizième el quatorzième années de C!:arles Il, où il fut statué qu'une résidence non contesl6e et ininterrompue de quarante jou{S ferait acquérir le domicile d,rns une paroisse, mais que, pendant ce terme, deux juges de paix

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==