IIISTOil1E SOCIALISTE CU7 les salaires, mais c·esLune asrncialion de philanthropes qu'il a en vue. n1Jn une asrncialiùn d'ouvriers. « Si la Chambre, comme il a été propo;é, venail à former une a-socia•· 1 Lion donl tous les membres s'engageraienl cux-mi·mcs à n't""r qur d'une espèce parliculière de pain, pour diminuer l,•s durs efîels clc la rareté, ne pourrait-elle en même temps former une association en vue d't,it•H•r le prix du travail 11un tau, proportionné au prix des articles de suhsislance 'I » ~lais quant à laisser aux intéressés eux-mêmes le droit de former cellr association, ni Fox ni aucun de ses collègues libéraux :i'y son!re un instant. Pill, dans le discours où il combal la molion de \Yithbrencl '12 février iîfJü,, ne diLpas un mol non plus des coalilions ouvrières. Il parle des sorit'·l<'sillllicaks, f,·iendiy societies, qui sonl des sociétés de secours mutuels enlrr ou- \'ricrs, cl il ne parall pas pressenlir que ces sociétés de secours mutuel, deviendronl le germe d'orzanisalions ouvrières de rési,tancc el de tulle. • L'encouragement des sociétés amicales, cliL-il, conlribucra à all~ger l'immense ~harge dont le public esl accablé maintenanl pour le sou lien des paunes, el l'induslrie pourra pourvoir, par ses épargnes, aux temp, de détresse. • Il est bien malaisé de croire que ~·il y avait eu à ce momenl une re,·cndicalion générale de la classe ouvrière anglaise au sujet du droiLfic coalition, Pil.Ln'y eût fail aucune allusion. Il aurail sans doute exprimé des craintes sur la dè1inlion possible des socié lés ouvrières de secours mutuels. D'où \ienl que les ouvriers anglais, dans l'ébranlement donné au monrl~ et aux travailleurs par la Révolution française, n'aienl point demandé la reconnaissance légale d'un droil aussi imporlant pour eux? Ce n'était rerte• pas indifîérence ou dédain ; car il résulle des pages d'Adam Smilh citées tonL il l'heure, et de nombreux témoignages recuei!lis par Sidney el iléaLrice Wcbu dans leur belle histoire du Trade-unionisme, que, en fait, pendant toul le xvm• siècle, les ouvriers recoururenl aux coalilions pour défendre ou hausser Jeurs salaires. Et ils ne se bornaient pas à des en Lentes momentanées : ils formaienl des associations permanenles. • :-;ous n'avons pas réussi à découvrir dans les innombrables brochures et placards ouvriers du temps, ni dans les procès-verbaux de la Chambre de; Communes, quelque trace de l'existence avanl i,00 d'associations permanentes de salariés pour défendre et améliorer les condilions de leur contrat. .. Dans les premières années du xvm• siècle, nous trouvons des plaintes isolées sur les associations « récemment formées » par des ou Hiers qualifiés de certains métiers. A mesure que le siècle avance, nous remarquons la multiplicalion graduelle.de ces plaintes, auxquelles correspondent des contre-accusations présentées par des corps d'ouvriers organisés. A partir du milieu du siècle, les procès-verbaux de la Chambre des Communes sont remplis de péliLionsel de contre-pélilions qui révèlenl l'existence d'associations de journa-
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==