082 11ISTüinE SOCIALISTE geoisie française, le contrôle du budi:el. Elle l'avait, au moins dans la me,ure où il convenaiL à ses inL,,réLs de casLe, à sa fraction la plus puissante et la plus riche. Elle u·avaiL pas à demander non plus la libre circulation inLérieure des produiLs el des marchandi;es : elle l'avail. El ce n'e,t certes 1.aspour détruire ce GUi•estait encore du sysl.ème corporalil' qu·euc pouvait se soulever ou agiter l'opinion. D'abord, en !'rance même, la qucsLiun drs corporations industrielles n'aurait certes 1ias suffi à provoquer un vil' 1Ul,uvemcnl. C'est plutôt par un attachement théorique au principe de « la liberté du tçavail •, que par une bai ne décidée des co,·poralions que plusieurs cahiers en demandaient la disparition. Au fond, comme oa l'a vu par la I élilion de !Jeaucoup de marchands el l'abric~nls de Paris, une grande partie de la bourgeoisie industrielle el marcba1ade arnit peur de l'a!Jsoluc liberté commerciale. li lui sembl;iil qu'à ne plus irnpo-tr par la loi, ,anclionnant les slaluls des corporations, une assez lcn!!ue durée d'appre11lis,age, 011 ri-qua t de gâcher Lous les métiers. li lui semblait au;si que la coucurre:ice ,a11s !'rein avilirait Lous les prix., el ce n'étaie1!l pas seulement ceux qui étaient en po,session de la mailri.-;e qui redoutaient lïnconnu ùe la concurrenre illimitée. Ceux qui, pénlbleme.nt, obscurément, se préparaient à 1·acquérir, reoloulaieul d'avance une diminution des garanties dont ils espéraient joulr, des privilè;;es auxquels un jour ils auraien\ part. Chez les ouHier, aussi, qui craignaient gue l'aliai,semeol des sa!.,ires fùt la sui le de l'absolue liuerlé du Lravail et de la concurrence de la main-d'œuvre, il y a,ait. bieD de, hésitations et des appréhensions. Qu·on se rappelle ,eulemenl l'article de :.larat. Au,si bien, le privilège corporatif ne s'élenùail ni à toutes les régions ni à toutes les industries, tl qua,1d un manul'aclurier ':oulail s'établir hors des cadres de la corporalioo, fonder une industrie nouvelle, il en obtenait ai;émeol dispense. A plu, l'orle raison dam; ceLle Angleterre capitalble, où J,:, régime corporatH avait èû se réduire, en fait, et s'assouplir pour se prêter à la croissance d'industries nouvelles el variées, il ne constituait plus une enlrave capabl~ tl'irriler les intérêts. li apparaissait au contraire à beaucoup cou,me 1.n frein utile qui em!)êcliail l'universelle concurrence capilalisle de s·enfièner, de s'emporter à de lune,,tes excès. li suffit de lire avec soin le chapitre des Salail'cs et desProfits, où Adam Smith com!Jal le régime corporalif, pour se rendre compte de toutes les restrictions que ce régime avaiL déjà suhies, des issues toujour, plus la.i:gesqui s'ouvraieut it l'esprit ù'enlreprise et à l'audace individuelle. • Le 1,rivilège exclusif d'un corps de métier restreiol nécessairement la concurrence, dans la ,ille oùil esl établi, à ceux auxquels il esl libre J'exercer ce métier. Ordinairement, la condition requise pour obtenir cdte liberté e.l d'avoir faiL son apprentissage sous un matlre ayant qualilù 11our cela. Let statuts de la corporation règlent quelquefois le nom!Jre d'apprentis qu'II e.t
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