!!!STOi IIE SOCIALlS't'I,; 631 plus que comme des usages décrois,anls el que révolu lion économique ellemême réduisait chaque jour. Si donc les fermier, anglais ou écossais av,ticnl eu à formuler des reveudicalions sociales, ce n'est plu, contre les rapports de va»al à suzerain qu'ils auraient pu s'élever : c'est contre les rapport, de fermier à propriétaire. li ne re,tait donc à poser aux cullivateurs anglais, q11and éclalail la Révolution française, que la qnr,tion même de la propriété de la terre. Mais drmander ou la suppression des fermage,, ou môme leur réduction notalJle par l'interventio_n de l'Etat, c"était ou abolir la propriété individuelle du sol ou en préparer l'abolition. Ori, ce communisme agraire les fermiers anglais n'étaient aucunement préparés. Ni ils n'avaient assez d"audace d"e,pril pour nier le droit même de propriété, ni leur in térôl ne les y disposait. S'ils n"étaient pas les prop, iétaires de la terre, ils étaient les propriétaires de l'important capilal appliqué à la terre. el le communis:ne du sol aurait aussi hien résorbé la puissance capilalisle du fermier qne le rtroit d11propriétaire l<'rrier. Si la propriété de la terre avait été enlevée au, propriétaire, d'alors, comment les f~rmiers auraient-ils pu exclure du droit nouveau de la propriété commune leurs salariés, les ouvriers de ferme'! Le, l"enniers ne pouvaient songer à se .ulJstituer purement el simplement à leur propriétaire, au grand seigneur roncier. Ils pou l'aient donc seulement continuer la lutte commencée depuis des siècles, olJLenir des l.>c1up, lus long,, résister le plus possible aux augmentations de l"crmage; mai; Cel effort, qui avait déjà donné des ré,ultals heureux, ne res,emblail en rien ù ces 1•asles r~vendications gui, comme celles àes paysa11s révolutionnaire.; de Fr.,nce, portaient sur tout un régime. A ébranler le droit de propriété, qui n"était plus recoul"erl comme eu France de toute la végétatio,1 fëodale, qui était comme à découvert, ils risquaient d'exciter les conroiti,e; des proléla;res ruraux, de ~ou; les ouvriers des l"ermes dont, dès les premiers jours de la Révolution française, ils épient avec inquiétude, comme nous le verrons, les dispositions d'esprit. D'ailleurs, la grande aristocrntie foncière ap;,araissail souvent aux fermiers comme leur alliée et leur sauvegarde. (.;'est par elle, c'est par l'influence politique déeisive encore qu"elle avait au Parlement, que les fermiers étaient assurés de voir leur blé, leur bétail protégés contre les importations étrangères. ~l il, se seraient cr~s perdus sans ces lois protectionnistes. Ainsi il élail impossible de déterminer dans les campagnes d'Angleterre un mouvement de revendication et de révolution. Dans l'ordre économique et social, la bourgeoisie industrielle non plus n"avait rien à demander. Elle était dolée de tous les organes nécessaires à la croissance capitaliste. Elle avait des primes, des mo11opoles, un champ immense d'exploitation dans les colonies et le marché extérieur, une influence décisive sur un Parlement oligarchique, mai, qui ne ré,istail jamais à la pre,;ion des granc.ls intérêts. Elle n·avait pas à demander, comme la bour-
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