li lSTOIIH: SOCIALISTE • De plus, les fermiers, outre le va!rment d11fernwr,r, élaienl rrmés obligés, f'llVt!1'S leur propri ,taire, à wu 111111/iludede services qui ittJiPtll ,aremeul ou spéci/ii's par te f>oit ou ditrnninés par q11elq11règfr t>réciw, i,wis qui tétaient seulem,nl par l'11.rn,,eet la co11111111r du 111a11oi1· 0 1 de la haronnir. Ces serl'ices, ètant />rrsque entièrement arbitraire.,, 1·:rpomie,1tle fermier à unr foule de t·rmtions En ltro•se, te .sort rlr la clas.1r drs p111;.w11s ,est fort amllioré dans (espace de q11elq11n rumùs. au 111f)!fP1' de l 11bolitum de tous lrs services qui ne ~eraient pas expressément s/111111,:, pr1r le bail. • Les fcrvices publics au\lJUPls les paysans ét.rient assuJellis n'ét-,icnl pa, moin:; arbilr,,ires qu~ res senices prhés. Les cornes pour la coureclioo et l'entretien de, isran•le., Mut,•s, servitude qui subsistr enrorc, jr crois, partout, a, cc des dcf?rés 11'oppres,ion différents dan, les dilîl-rrr.t; 1ay,, n'èlaieul ras les sPuls quïl,; eus,cnl à supporter. Quand les troupes du roi, quand sa maison ou ses officiers Yrnaienl it pa;:scr dans quelques campagnes, 11•, pays.ins étai eu I ohligés de le~ rournir rie chevaux, de yi,ilures et de , h res au prix que fixait le I ourvoyeur. /,ri Gra11dP-IJrPtaqne est, je crois, /ri seule mo11111·chie de l'Europl' ozl ce dernirr ge11r~d'cppre-sion a été tutalemml aboli. Il sulJsiste encore en France et en Allemagne ... • Il n'y avait pas moins d'nrhitraire el d'oppression dans les imr,ôt, auxquels ils étaient a,sujcllis. Quoique les ancien, sei!(neurs rusM·11ttrè, peu disposés it clonuer eux-m6n,es à leur ,ou,crain des aides en argent, ils lui accordaient facilement la raculté de ta_iller, comme ils l'app, lai,·nt, leurs tenanciers, et ils n'avaient pa~ as,ez de connaissance pour sentir combkn leur rc- ,enu personnel devait s'en trouver alîeclé en définitive. La taille, telle qu'elle subsiste encore en t'r,,nce, peut donner l'idée de celle ancienne manière de t1iller. C'est un impôt sur les produits présumés du rerrnier, qui s'év,,luenl d'apr~s le ca;,ital qu'tl a sur sa rerme. L'inlér6l de celui-ci e,l ,!one de parnitre en avoir le moins possible, et par con~équenl, d'en employer aussi peu que possible à la cullur~, el point du tout en amélioration~. Si un fermier français peul jamais venir à accumuler un capital, la taille équilaut presque à uue prohibition d'en faire jamais emplo) sur la terre. De pluR, rel impôt est r~pulè déshonorant pour celui qui y est sujel, el il le mel au-de,sous du rang, non seulement d'un genlilhomm e, mais m~mc d'un bourgeois, et tout bomme qui alîerme les terres d'autrui y de,•ienL ,ujet. Il n'y a 1,as de gentilhomme ni m~me de bouri:-eôis possédar,t no capital qui ,euille ,e ,oumellre à cotte dègrJdation. Aussi, non seulement cet impôt empêchr 11uele capital qu'on gagne .sur la terre ne soit Jamais employé à la bonifier, mai, môme il détourne de cet emploi tout autre capital. Les anc,ennes dlmes el fUi11:.ièmes si fort en usage a11trefois en Angleterre, e11 tant qu'elles vortaienl sur la terre, étaient, à ce quïl se111f>le,des imJ,ùls de lu m,'mt' ,11,ture 9ue la taille. • Ain~i donc, encore une fois (et Lous ces passages d'Adam Smith le dé-
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