UJS'l'OJIIE SOCIALISTE 53 Supposez un instant qu'au lieu d'envoyer de loin en loin quelc1ues tlmissaires hésitants et débiles qui, ne pouvant empècher le meurtre en devenaient les témoins olficiels, tous les pou,oirs cou,titués se l'us.senl port(•s devant les prisons. Suppo,ez que toute la l.égi,latile <'l toule la Commune, et aussi loul le Conseil c.,éculit' eussrnl opposé une résistance d"ensemble à celle fureur sauvage d'une infime porlion du peuple. S11ppo,1•zque Danlon, Robespierre, \'ergniaud, eussent tour à tour ,-.,ppelé la llc,olution à sa grandeur, à l'humanité; les meurtriers auraienl lai,sé tomber les armes de leurs MASSACRr:s DES 2, 3, li, 5 u G SEPTk\lBltE 1192, (D'après uoe esta.mpo du ).[u..,ëc Caroa\"a.lct.} mains. Maisil n'y cul aucune action commune cl forte des pouvoirs constilués. C'est la Commune qui fut avertie la première. Elle arnil repris séance le 2 septembre à quatre heures du soir, et voici ce que dit le procè:;-, crbal : "Un officier de la garde nationale anno,.:c (dès le début) que plu,icurs personne5 ont élé tuées en chemin, et que le peuple commence à pénélrer dans le:; prisons. » • « Le Conseil nomme M~!. Dangé, Marino, James, Michonis, Lesguillon, :Moneux, commissaires, pour aller aux prisons pour y 71rotégerle., prnu1111iers pour mois de nourrice, pour delles, ailui que pour des causes cfodes. LIV, 1 i2. - UliTOIRI IOCIALlSTE. - LA co:WJ:XTIO:i NATJO~ALI.
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