HlSTOIHt,; SOCIALISTE 601 mème Empere11r? Jadis les habitants de la moitié du monde ne s'appelaientils pas citoyens ro11win.<?Et sn·a-t-il d•mc plus difficile à des peuples libres de sr rattaclter en,emble à drs vùi1,:., étrrnrlles, q11i0111lrw· fondemrnt dam la nat11rrmfme de l'homme, q11ïl lit' tetrtit à des r<rlavrs d'obéir à un mime maître? • Autre foi,, quand la France était encore sous le four/ de ses despotes ri de leurs rusrs co11rtisans,c'était /ri le modNr s11rlequel seformaient tu11s les cabinets! Alors les princes et lrs nobles ne tro11t•rtiet1rlirn d'aussi (Jlorieux que dr ,·enier leur langue matemelle pour parlrr déll'strtblrmrnt 11nf,·anfois déte.1taMe. Et maintenant voye~ ! Les Franrais bri,èrrnt leurs cl,r,inr,, ils sont libre,, Pl le go1ît délicM de nos aristocrates ::,é;ayr111trst brdbuti11nts change soudain: le langage de la liberté blesse le11rlangue; 1·olontiers ils nous pers11aderaient qu'ils so11tAllemands, 1·ien qu'. t llemands dr fond en comble, qu'ils ont honte de la langue française, pour former N1fin le l'O?lt q11enous n'imition.ç pas les Français. « Arrière ces hypocrites et dt'biles prelt·;rtes ! Cr q111 est vrai rrste vrai, à Jlayence comme â Paris, en q11elquelieu et e11q11rlque langur qu'il soit dit. C'est d'abord en un poiat particulirr que le bien doit éclatrr au jo11r, et de là il se répand ensuite sur to11trla terre. C'est w1 ,l!ayencais qui a i11ve11tt' l'imprimerie, et pourquoi ne serait-ce point un Fra11çaisqui iin·e11trrait la liberté au dix-lwitù}me siècle? Conciloyens, prouve:; bien haut que le cri d'appel de cette liberté, mêmr rn langur allemonde, sonne terrible pour de~ esclaves, annonce:;-leur qu'ils doivent apr,re11d1·ele 1·11ssse'ils ne veulent pas entendre et parle,· une lanque d'homme libre. - Que dis-je? Non, faites tonner à leur oreille que bie11t<Jlet s mille langues de_la terre ne seront plus parlées que par des hommes libres, et que LESESCLA\"EASY,A:;TuE:-ONcAÉLA RAtSO~N, "AUROPNLT~SD>;REt'UGQEUEDANSL"AH0IEllENT ! • Comment? Les folies et les vices de nos voisins, quand ils étaient sous la direction détestable de lr11rstyrans, on les imposait à l'Allemand en un ::,èled'imitation ridicule rt coupable; on n'avait pas !tonte d'lgrtrer le pe11ple par les exemples les plus corrupteurs, et maintenant que nous pouvons tenir de leurs mai11sla suqesse, la ve,-tu, le bonheur, ou, pour tout dire en deux mots, la liberté et l'égalité, on veut nous mettre en garde conlre l'e:rcmplr, de la France! Qui ne perce pas à jour ces artifices pitoyables et impuissants de l'arütocratie mourante! • ELaprès avoir ainsi reruté les sophismes clrs prMlégiés, révélé Je secret clu pseudo-patriotisme où ils abritaient soudJin leur puissance menacée, Oeorge Forster, avec un optimisme où il entre évidemment bien clu parti pris, el qui recevra sans cléli!i le plus cruel démenti, essaie de rassurer Mayence: • Regardez autour de vous : vous Yoyez que la puissante, la men~ante conjuration des despotes contre la liberté a manqué ,on but.
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